Trump annonce un accord sur le désarmement du Hamas, malgré le scepticisme d’Israël
Le président américain a déclaré jeudi que des pourparlers entre des médiateurs et des responsables du Hamas avaient abouti à un accord de désarmement progressif des groupes armés palestiniens à Gaza. Sa mise en œuvre demeure toutefois incertaine : Israël estime que le texte ne répond pas à ses exi…
Résumé
Annonce d'un accord
Le 30 juillet 2025, Donald Trump, président des États-Unis, a annoncé sur son réseau Truth Social la conclusion d’un accord qualifié d’"historique" concernant le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza.
Cet accord s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase du plan de paix proposé par Trump pour la région.
Selon ses termes, les forces israéliennes devraient se retirer progressivement de Gaza au fur et à mesure que le désarmement du Hamas avance.
L’accord a été négocié sur plusieurs mois par les États-Unis, Israël, le Hamas, ainsi que des pays médiateurs comme l’Égypte, le Qatar et la Turquie, avec la supervision d’un Conseil de paix créé par Trump pour encadrer la transition à Gaza.
L’objectif affiché est d’atteindre une paix et une sécurité durables dans le territoire palestinien.
Mécanismes du désarmement
L’accord prévoit que les armes détenues par le Hamas et d’autres groupes armés à Gaza soient d’abord remises au Conseil de paix, puis rendues inutilisables.
Les habitants de Gaza devront obtenir un permis pour posséder une arme de poing, tandis que la détention d’armes lourdes sera strictement interdite.
Selon Ha’Aretz, cela signifierait notamment le retrait complet des fusils d’assaut Kalachnikov, très répandus parmi les groupes armés.
Une feuille de route détaillée pour le désarmement doit être finalisée sous 14 jours, avec la possibilité de prolongations si nécessaire.
Un organisme international de vérification sera chargé de superviser ce processus.
Le Hamas a confirmé que l’accord inclut des dispositions sur les armes et le retrait israélien, mais a précisé que son application dépendrait du respect des engagements par Israël.
Réactions et scepticisme
Malgré l’annonce optimiste de Trump, des doutes persistent quant à la mise en œuvre effective de l’accord.
Un responsable israélien a déclaré au Times of Israel que la proposition du Conseil de paix ne répondait pas aux exigences israéliennes en matière de démilitarisation totale de Gaza.
Un représentant américain a quant à lui affirmé que Israël restait "très sceptique" quant à la capacité du Hamas à rendre ses armes, tout en exprimant une confiance dans l’adhésion israélienne au plan.
Trump a prévenu que son désappointement serait "très, très grand" en cas de non-respect du plan par Israël.
Par ailleurs, le calendrier politique israélien pourrait compliquer les choses, avec des élections prévues en octobre 2025 qui pourraient pousser le Premier ministre Benyamin Nétanyahou à éviter toute mesure perçue comme une concession au Hamas avant le scrutin.
Rôle des acteurs clés
Plusieurs acteurs ont joué un rôle central dans cet accord.
Les États-Unis, sous la direction de Donald Trump, ont piloté les négociations et créé le Conseil de paix pour superviser la transition à Gaza.
Israël, représenté par ses négociateurs, reste un acteur clé mais exprime des réserves sur la faisabilité du désarmement.
Le Hamas, mouvement islamiste palestinien, a confirmé sa participation à l’accord tout en conditionnant son application au retrait israélien et à la reconstruction de Gaza.
Les pays médiateurs, à savoir l’Égypte, le Qatar et la Turquie, ont facilité les discussions et signé l’accord en Égypte.
Enfin, un organisme international de vérification sera chargé de contrôler le respect des engagements pris par les différentes parties.
Calendrier et incertitudes
L’accord prévoit un calendrier précis pour sa mise en œuvre.
Une feuille de route détaillée sur le désarmement doit être élaborée dans un délai de 14 jours, avec une marge de prolongations si nécessaire, sous réserve de l’approbation d’un organisme international de vérification.
Cependant, des incertitudes subsistent quant à la capacité des parties à respecter leurs engagements.
Le Hamas a clairement indiqué que sans retrait israélien de Gaza et sans progrès dans la reconstruction du territoire, aucune partie de l’accord ne serait appliquée.
De son côté, Israël reste méfiant quant à la sincérité du Hamas dans le désarmement.
Ces divergences pourraient ralentir ou compromettre la mise en œuvre de l’accord, malgré l’optimisme affiché par les États-Unis.
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