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Carbon capture explained: how EU member states are funding and rolling out the technology to clean up Europe’s fossil fuel industry

<name>Marzia Sesini, Research Team Leader - Molecules&amp;Materials, European University Institute</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/marzia-sesini-2548144"/>· 28 juillet 2026

<p><a href="https://theconversation.com/topics/carbon-capture-and-storage-1526">Carbon capture and storage</a> (CCS) underpins the <a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=COM%3A2024%3A62%3AFIN">European Union’s (EU) strategy</a> to decarbonise industries such as cement, steel, and chemicals. It involves capturing carbon dioxide (CO<sub>2</sub>) from industrial facilities, transporting it by pipeline or shipping and storing it permanently in geological formations. According to the European Commission this technology that captures emissions at their source to prevent them from escaping into the atmosphere is a crucial part of the carbon phaseout pathways for many EU countries.</p> <p>It consists of three consecutive steps: (i) industrial emitters “capture” their carbon dioxide emissions by separating them from the rest of the <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Flue_gas">flue gas</a>; (ii) the CO<sub>2</sub> is then transported, generally by ship or pipeline, to

Résumé

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Qu'est-ce que la CCS ?

La Carbon Capture and Storage (CCS), ou capture et stockage du CO₂, est une technologie clé pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des industries lourdes comme la production de ciment, d'acier ou de produits chimiques.

Elle repose sur trois étapes : d'abord, capter le CO₂ émis par les usines en le séparant des autres gaz (flue gas) ; ensuite, transporter ce CO₂ par pipeline ou bateau vers un site de stockage ; enfin, l'injecter durablement dans des formations géologiques souterraines.

Contrairement à d'autres solutions, la CCS permet de traiter les émissions à la source, sans modifier les procédés de fabrication.

Selon la Commission européenne, cette technologie est indispensable pour atteindre les objectifs de neutralité carbone de l'UE, notamment dans les secteurs où l'électrification ou les énergies renouvelables ne suffisent pas à éliminer toutes les émissions.

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Objectifs européens d'ici 2030

L'UE a fixé des objectifs ambitieux pour la CCS dans le cadre de son Net-Zero Industry Act.

D'ici 2030, au moins 50 millions de tonnes de CO₂ doivent être stockées chaque année, contre 250 millions prévues d'ici 2040.

Pour y parvenir, les États membres doivent développer simultanément des infrastructures de capture, de transport et de stockage.

Cependant, ces projets nécessitent des investissements massifs en amont, avec des coûts initiaux élevés alors que les revenus futurs restent incertains.

Par exemple, les industriels hésitent à investir dans des équipements de capture sans garantie que le CO₂ pourra être transporté et stocké.

De même, les opérateurs de pipelines ont besoin d'engagements fermes des usines pour lancer la construction.

Un retard sur une partie de la chaîne peut bloquer l'ensemble du système.

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Défis financiers et politiques

La CCS pose un double défi : financier et politique.

Sur le plan financier, les coûts sont répartis entre les industriels, les transporteurs et les États, mais les risques sont partagés de manière inégale.

Par exemple, un industriel peut être pénalisé si le stockage du CO₂ est retardé par des problèmes techniques chez un autre acteur de la chaîne.

Sur le plan politique, les gouvernements doivent décider quels coûts couvrir et comment répartir les risques entre le public et les acteurs privés.

Une mauvaise répartition peut freiner les projets, comme l'a montré l'expérience du Danemark.

En 2026, sur les dix projets initialement sélectionnés pour son fonds CCS de 28,7 milliards de couronnes danoises (DKK), seul un a été retenu, en raison de risques trop élevés pour les bénéficiaires.

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Exemples nordiques

Les approches varient selon les pays européens.

La Norvège, les Pays-Bas et le Danemark misent sur un rôle actif de l'État dans des projets phares.

Par exemple, la Norvège a financé à 80 % le projet Northern Lights, dont le stockage du CO₂ a commencé en août 2025.

Aux Pays-Bas, des entreprises publiques développent des infrastructures partagées, comme le projet Porthos, prévu pour démarrer fin 2027.

Le Danemark, lui, a d'abord privilégié des appels d'offres liés aux volumes de CO₂ stockés, mais a dû adapter sa stratégie en raison de risques trop élevés pour les industriels.

Ces exemples montrent que le niveau d'implication de l'État dépend du stade de maturité de la technologie : plus le secteur est mature, plus les mécanismes de soutien peuvent être basés sur la performance.

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Risques et coordination

La coordination entre les acteurs est cruciale pour éviter les blocages.

Par exemple, un retard dans la construction d'un pipeline peut empêcher une usine de capter son CO₂, même si elle a investi dans des équipements adaptés.

Pour limiter ces risques, certains pays comme la Norvège ou le Danemark ont choisi de financer l'ensemble de la chaîne.

D'autres, comme la France ou l'Allemagne, privilégient des règles réglementaires et tarifaires pour encourager les investissements privés.

Une solution intermédiaire consiste à socialiser une partie des coûts et des risques liés aux infrastructures partagées, via des subventions ciblées ou des opérateurs publics.

Ces choix déterminent quelles industries pourront utiliser la CCS et à quel coût.

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Secteurs concernés

La CCS est particulièrement adaptée aux industries difficiles à décarboner, comme la production de ciment.

En effet, le clinker, composant essentiel du ciment, libère du CO₂ lors de sa fabrication à haute température (1 400-1 450 °C), un processus impossible à remplacer par des énergies renouvelables.

Les secteurs de l'acier et de la chimie peuvent aussi utiliser la CCS, mais ils ont d'autres options, comme l'électrification, l'hydrogène vert ou le recyclage.

Les clusters industriels (groupes d'usines proches géographiquement) peuvent partager des infrastructures de transport, réduisant les coûts.

En revanche, les cimenteries dispersées géographiquement pourraient rencontrer des difficultés à se connecter aux réseaux de transport, ce qui retarderait leur adoption de la CCS.

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Clés du succès

Pour réussir, la CCS en Europe dépend moins du montant total des financements publics que de la manière dont les risques et les responsabilités sont répartis entre les acteurs.

Les gouvernements doivent adapter leurs politiques au stade de maturité de la technologie : soutien massif en phase initiale pour réduire les risques, puis mécanismes incitatifs basés sur la performance une fois les infrastructures opérationnelles.

Par exemple, les pénalités pour non-respect des objectifs doivent être limitées en début de déploiement, surtout si les retards proviennent d'autres maillons de la chaîne.

À long terme, des opérateurs publics ou réglementés pourraient améliorer la coordination et garantir l'accès aux infrastructures.

Ces décisions influenceront quels secteurs pourront adopter la CCS et à quel prix, tout en restant alignées avec les objectifs climatiques de l'UE.

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