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L’atelier Nawak, ou les ressorts des lieux mythiques de la création

<name>Pierre Poinsignon, Enseignant-chercheur, Burgundy School of Business</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/pierre-poinsignon-2394420"/>· 9 août 2026

Dans les années 1990, un petit atelier parisien de bande dessinée réunit, presque par hasard, plusieurs auteurs devenus depuis des figures majeures : Marjane Satrapi, Joann Sfar, Christophe Blain, Emmanuel Guibert ou encore Lewis Trondheim. Comment un lieu aussi ordinaire a-t-il pu devenir l’un des…

Résumé

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Naissance d'un atelier

Dans les années 1990, un petit atelier parisien situé rue Quincampoix, nommé Nawak (un terme familier signifiant « n’importe quoi »), devient un lieu de travail partagé pour des auteurs de bande dessinée.

Ce local modeste, initialement loué pour des raisons pratiques par l'éditeur Guy Delcourt, rassemble des dessinateurs comme Thierry Robin, Brigitte Findakly, Lewis Trondheim ou Karim Bensemane.

Contrairement à un collectif artistique organisé, Nawak n’a ni manifeste ni programme esthétique précis.

Il s’agit avant tout d’un espace de travail partagé, né de la nécessité de mutualiser les coûts et de briser l’isolement des auteurs travaillant chez eux.

Le lieu est sombre, exigu et sans prétention, mais il offre une adresse parisienne et une dynamique collective informelle qui changera la donne pour plusieurs d’entre eux.

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