On pensait protéger les malades en leur cachant leur cancer : pourquoi la médecine a totalement changé
En 1961, la quasi-totalité des médecins américains préféraient ne pas révéler un diagnostic de cancer à leurs patients. Moins de vingt ans plus tard, la pratique s'est complètement inversée.
Résumé
Cancer : secret médical
Jusqu’aux années 1970, la médecine occidentale avait une approche paternaliste face au cancer : on cachait souvent le diagnostic aux patients.
Cette pratique, appelée consentement non informé, reposait sur l’idée que révéler la vérité pourrait aggraver leur état psychologique ou même accélérer l’évolution de la maladie.
Par exemple, en France ou aux États-Unis, les médecins évitaient de prononcer le mot « cancer » à leurs patients, préférant des formulations comme « tumeur maligne » ou « maladie grave ».
Cette attitude était justifiée par des études de l’époque suggérant que le stress lié à l’annonce pouvait affaiblir le système immunitaire, bien que ces théories n’aient jamais été scientifiquement prouvées.
Le corps médical agissait ainsi par bienveillance, mais sans preuve tangible de son efficacité.
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