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TikTok accusé de pousser les adolescents au suicide : cette enquête fait froid dans le dos

Presse-citron· 9 juillet 2026
TikTok accusé de pousser les adolescents au suicide : cette enquête fait froid dans le dos

Le réseau social est de nouveau sous le feu des critiques.

Résumé

1

Enquête sur TikTok

Une enquête menée par l'Ifop pour la Fondation April et la Fondation Jean-Jaurès révèle que 83% des jeunes âgés de 15 à 24 ans ont été exposés à des contenus à risque pour leur santé mentale sur les réseaux sociaux au cours des 12 derniers mois.

Parmi eux, 77% déclarent avoir modifié leur comportement après avoir visionné ces contenus.

L'étude souligne ainsi le pouvoir d'influence considérable des plateformes numériques sur les adolescents.

Pour illustrer ces résultats, une journaliste a créé un faux profil d'une adolescente de 13 ans, âge minimum pour s'inscrire sur TikTok, afin d'observer l'exposition aux contenus problématiques sans interagir avec l'algorithme.

2

Expérience fictive

La journaliste, sous le pseudonyme de Chloé, a utilisé ce faux profil pour analyser le fonctionnement de l'algorithme de TikTok.

Initialement, les vidéos proposées étaient variées, mais rapidement, des contenus centrés sur le mal-être, la tristesse et même des représentations de suicide ont commencé à apparaître.

Ces vidéos présentaient des scènes de scarifications, des baignoires remplies d'eau évoquant la noyade, ou encore des cercueils tournants en boucle.

Arthur Grimonpont, chercheur et auteur de l'ouvrage Algocratie, explique que ces contenus retiennent l'attention des jeunes, les incitant à rester connectés plus longtemps, ce qui correspond au modèle économique de TikTok basé sur l'engagement des utilisateurs.

3

Algorithme et risque

L'enquête met en lumière la capacité de l'algorithme de TikTok à enfermer les utilisateurs dans une bulle algorithmique, où des contenus problématiques sont amplifiés.

Une précédente étude de l'ONG Amnesty International avait déjà révélé que l'algorithme de TikTok pouvait normaliser ou idéaliser des comportements dangereux comme la dépression, l'automutilation ou le suicide.

Dans le cadre de cette expérience, des vidéos glorifiant le suicide ont été proposées à l'utilisatrice fictive, montrant comment la plateforme peut banaliser des sujets graves.

Ces observations soulèvent des questions sur la responsabilité des réseaux sociaux dans la protection des jeunes utilisateurs.

4

Réponse de TikTok

Face à ces accusations, TikTok a réagi en affirmant que l'expérience décrite était conçue pour aboutir à un résultat prédéterminé et ne reflétait pas la réalité de l'expérience moyenne des utilisateurs.

La plateforme a également souligné ses efforts pour protéger les jeunes, affirmant que neuf vidéos sur dix enfreignant ses règles sont supprimées avant d'être visionnées.

Malgré ces mesures, l'enquête et les rapports précédents montrent que des contenus à risque continuent d'être diffusés, posant la question de l'efficacité réelle des dispositifs de modération et de prévention mis en place par TikTok.

5

Impact sur les jeunes

Les résultats de cette enquête et des études similaires indiquent que les réseaux sociaux, et TikTok en particulier, jouent un rôle significatif dans la santé mentale des adolescents.

Les contenus à risque, qu'ils soient liés au suicide, à l'automutilation ou à la dépression, peuvent influencer les comportements et les émotions des jeunes utilisateurs.

Cette exposition répétée à des images ou des messages négatifs peut aggraver des troubles existants ou en déclencher de nouveaux.

Les experts soulignent l'importance de sensibiliser les adolescents, les parents et les éducateurs à ces enjeux, ainsi que de renforcer les mécanismes de protection sur les plateformes numériques.

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