Frustré par la rupture, il sectionne les freins de la voiture de son ex-conjointe

Le résident de Saint-Charles-de-Bellechasse écope d'une peine de prison.
Résumé
Affaire de freins sabotés
Matthieu Carrière, un homme de Saint-Charles-de-Bellechasse, a été condamné à 18 mois de prison pour avoir sectionné les freins de la voiture de son ex-conjointe en mai 2025.
Ce geste, qui a failli causer un accident grave, a été reconnu comme un méfait.
Carrière a plaidé coupable lors de son procès au palais de justice de Québec.
Selon les faits présentés, il a agi pour attirer l'attention de son ex-conjointe, qui lui avait annoncé leur rupture.
Le juge Jean-Philippe Robitaille a souligné que cette action, digne d'un scénario de film, aurait pu avoir des conséquences dramatiques, voire mortelles.
Carrière avait déjà été en probation au moment des faits, ce qui a aggravé sa situation juridique.
Deux victimes concernées
L'affaire concerne deux femmes victimes des agissements de Carrière.
La première, une résidente de Lévis, a découvert que ses freins avaient été sabotés après avoir percuté une chaîne de trottoir en reculant sa voiture.
Elle a porté plainte après avoir confronté Carrière, qui a finalement avoué son acte.
La deuxième victime, une femme de Québec, a subi un harcèlement criminel après leur rupture.
Carrière lui devait 600 € et s'est introduit par effraction chez elle pour récupérer ses biens.
Il a ensuite nié les faits avant d'envoyer des messages insultants.
Cette victime a dû déménager par crainte pour sa sécurité, ce qui a entraîné un endettement important.
Extorsion et harcèlement
En plus du sabotage des freins, Carrière a été reconnu coupable d'extorsion envers sa première victime.
Il lui avait prêté 760 € et, après lui avoir remboursé 500 € sans le mot de passe, il a exigé une relation sexuelle en échange du reste.
Ces agissements ont conduit à la fin de leur relation.
Pour la deuxième victime, il a utilisé des messages d'insultes et des menaces après s'être introduit chez elle.
Le harcèlement a persisté, avec des textos comme Je l'ai vu, crisse d'épaisse ou Tu barrera ta porte comme faut, juste pour pas que toublis, exprimant une surveillance inquiétante.
Ces actes ont justifié une plainte pour harcèlement criminel.
Peines et mesures judiciaires
Carrière a écopé d'une peine de 18 mois de prison pour l'ensemble de ses crimes, une sentence négociée entre la procureure Me Noémie Dykstra et l'avocate de la défense Me Nancy Quirion.
Il avait déjà purgé une partie de sa peine en détention provisoire et devra porter un bracelet antirapprochement pendant deux ans après sa sortie.
Ce dispositif, installé avant sa libération, permet de surveiller à distance qu'il respecte l'interdiction de s'approcher à moins d'un kilomètre de ses victimes pendant trois ans.
Le juge a insisté sur le risque de récidive, rappelant que Carrière avait des antécédents judiciaires et était en probation lors des faits.
Une récidive entraînerait une peine de prison plus longue.
Réactions et conséquences
Le juge Robitaille a exprimé sa compassion envers les victimes, notamment la deuxième, qui a dû déménager et s'endetter pour se protéger.
Il a souligné l'importance de la réhabilitation et de la réinsertion pour éviter une récidive.
Carrière a montré des signes de prise de conscience en plaidant coupable, ce qui a été interprété comme un premier pas vers sa réhabilitation.
Cependant, le magistrat a averti que les procédures judiciaires semblaient l'avoir affecté, sans pour autant prétendre comprendre ses motivations profondes.
Les victimes, quant à elles, gardent des séquelles psychologiques et matérielles, comme la peur persistante de croiser un véhicule similaire à celui de leur harceleur.
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