Haïti : les gangs étendent leur emprise jusque dans les camps de déplacés
Pendant des années, fuir son quartier pouvait suffir à échapper aux gangs haïtiens. Aujourd’hui, même les camps de déplacés ne sont plus des refuges.
Résumé
Crise humanitaire aggravée
En Haïti, la situation humanitaire s’est dramatically aggravée en 2026, avec 6,4 millions de personnes (soit plus de la moitié de la population) ayant besoin d’une aide d’urgence.
Les violences des gangs ont forcé des centaines de milliers de familles à fuir leur domicile, créant une crise sans précédent.
À Port-au-Prince, capitale du pays, les camps de déplacés sont désormais infiltrés par les groupes armés, qui imposent leur loi aux populations les plus vulnérables.
Les témoignages recueillis par des organisations humanitaires comme le Norwegian Refugee Council (NRC) révèlent des scènes de terreur : des femmes dormant sur leurs filles pour les protéger des viols, des enfants traumatisés brisant des vitres pour s’automutiler, et des nouveau-nés et leurs mères dormant à même le sol dans les hôpitaux publics.
Un seul hôpital public sur 10 fonctionne encore normalement dans le pays.
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