Jeunes ruraux LGBTIQ : en finir avec le mythe de la ville refuge et de la campagne hostile
L’ESSENTIEL À la veille de la journée internationale du coming out, le 11 octobre, focus sur les jeunes ruraux lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, intersexes et queers (LGBTIQ) et leur rapport au territoire. Contrairement à la représentation qui a longtemps prévalu, il n’y a pas lieu d’oppose…
Résumé
Mythe ville-campagne
Pendant des décennies, une idée reçue a dominé : la ville serait un refuge pour les jeunes LGBTIQ, tandis que la campagne serait hostile.
Cette opposition repose sur des récits culturels comme la chanson Smalltown Boy (1984) ou le titre P’tit pédé de Renaud (2002), où le départ vers une grande ville symbolise la libération.
La sociologie a longtemps confirmé cette vision, associant émancipation homosexuelle et urbanité.
Pourtant, cette lecture simplifie une réalité bien plus nuancée.
Elle suppose que les grandes villes offrent automatiquement une meilleure qualité de vie pour les personnes LGBTIQ, alors que densité des réseaux sociaux et bien-être ne sont pas toujours liés.
De plus, cette vision fait du départ la seule voie possible pour s’épanouir, ignorant d’autres formes d’émancipation.
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