Au Vietnam, que reste-t-il de la clameur des vendeurs de rue ?
Longtemps, à Hanoi, les marchands ambulants ont rythmé la journée par leurs cris qui ressemblaient à des mélopées. Ils annonçaient ainsi les services ou les mets qu’ils proposaient. Un paysage sonore en voie de disparition au nom de la modernité, regrette cette journaliste de la “Mekong Review”.
Résumé
Disparition des vendeurs ambulants
Dans les ruelles de la vieille ville de Hanoi au Vietnam, les matins étaient autrefois rythmés par les cris des vendeurs ambulants.
Leurs mélopées, comme *« Xoi xeo day !
»* (signifiant « riz gluant aux haricots mungo frais !
») ou *« banh gio nong day !
»* (« raviolis de riz vapeur chauds !
»), formaient une sorte de musique urbaine.
Ces appels, accompagnés du bruit des chariots sur les pavés inégaux, signalaient le début de la journée pour les habitants.
Aujourd’hui, ces sons ont presque disparu, remplacés par le bruit des motos et des chantiers.
L’auteure, une habitante de Hanoi, note que cette transformation s’est faite progressivement, sans qu’elle ne réalise immédiatement ce qui manquait à ses matins.
Ces cris n’étaient pas de simples publicités, mais une partie intégrante de l’identité sonore de la ville, servant de repères temporels et spatiaux.
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