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La gouverneure générale Louise Arbour ne fera pas que « signer des cartes de Noël »

ICI Radio-Canada· 5 août 2026
 La gouverneure générale Louise Arbour ne fera pas que « signer des cartes de Noël »

Elle espère pouvoir influencer positivement l’image du Canada à l’échelle internationale durant son mandat.

Résumé

1

Rôle du gouverneur général

Le poste de gouverneur général du Canada, occupé par Louise Arbour depuis le 8 juin 2026, est souvent réduit à des tâches protocolaires comme la signature de cartes de Noël.

Cependant, selon elle, cette fonction est bien plus importante dans le fonctionnement du système politique canadien.

La gouverneure générale a pour mission de donner l’accord final aux projets de loi avant leur entrée en vigueur, ce qui en fait une étape essentielle dans le processus législatif.

Elle interagit également avec les élus, un rôle qui, selon elle, a contribué à la stabilité du pays au fil des années.

Louise Arbour précise qu’elle n’a pas de pouvoir exécutif, mais qu’elle exerce une fonction de vigilance et d’encouragement, souvent invisible du grand public.

Par exemple, elle reçoit les lettres de créance des diplomates étrangers, une étape obligatoire pour que ces derniers puissent exercer leurs fonctions d’ambassadeurs ou de hauts-commissaires au Canada.

2

Critiques et réponses

La gouverneure générale a répondu aux critiques formulées par le chef péquiste Paul St-Pierre-Plamondon, qui qualifiait son poste de « l’un des pires gaspillages de finances publiques ».

Louise Arbour a rejeté cette idée en soulignant que son rôle, bien que non exécutif, est indispensable au bon fonctionnement de la démocratie canadienne.

Elle a expliqué que ses responsabilités, bien que moins visibles, sont nécessaires et doivent être assumées par quelqu’un.

Elle a également mentionné que son travail consiste à « mettre en garde et à encourager », en s’appuyant sur son expérience passée, notamment en tant que juge à la Cour suprême du Canada et haute-commissaire des droits de l’homme à l’ONU.

3

Influence internationale

Louise Arbour souhaite utiliser son mandat de cinq ans pour renforcer l’image du Canada sur la scène internationale.

En tant que représentante de la Couronne canadienne et commandante en chef du Canada, elle espère incarner le consensus canadien dans les grandes discussions mondiales.

Elle a souligné l’importance de sujets comme les droits de la personne, l’environnement et les nouvelles technologies.

Concernant les droits fondamentaux, elle a exprimé une préoccupation face à leur recul à l’échelle mondiale, décrivant leur progression comme « cyclique » plutôt que linéaire.

Elle espère que le Canada pourra jouer un rôle clé dans le repositionnement des droits humains sur la scène internationale, notamment en redéfinissant sa place au sein de l’Occident et de la communauté internationale.

4

Réconciliation autochtone

Sur la question de la réconciliation avec les Premières Nations, Louise Arbour a estimé que le Canada était sur la bonne voie, tout en soulignant que le plus grand défi reste de ne pas perdre l’élan acquis.

Elle a reconnu que la réconciliation est un projet à très long terme, nécessitant la poursuite des efforts déjà engagés par les politiciens et la société civile.

Elle a participé à des cérémonies symboliques, comme celle marquant le 25e anniversaire du Monument national aux anciens combattants autochtones à Ottawa, pour montrer son engagement en faveur de cette cause.

Elle a insisté sur l’importance de maintenir la dynamique actuelle pour faire avancer ce dossier complexe.

5

Place du français

La question de la représentation des francophones au sein de la fonction de gouverneur général a été abordée, notamment en raison des critiques formulées pendant le mandat de sa prédécesseure, Mary Simon.

Louise Arbour n’a pas commenté directement le travail de Mary Simon, mais a reconnu que le français fait partie intégrante de son histoire personnelle et de son parcours.

Elle a souligné que représenter tous les Canadiens est un défi, mais que la langue française occupe une place importante dans sa vision de son rôle.

Elle a rappelé que son attachement à la francophonie s’inscrit dans une histoire personnelle et collective récente du Canada.

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