Deux fois minoritaire
Comment conserver son identité culturelle et la mémoire des persécutions lorsqu'on est membre du Parti communiste, un parti qui se veut universaliste ? En étant attentive aux sociabilités et aux émotions de ses cadres juifs, l'historienne Zoé Grumberg analyse leurs dilemmes et leurs contributions a…
Résumé
Contexte historique
L’article explore la situation des Juifs communistes en France entre 1944 et la fin des années 1950, une période marquée par des tensions entre leur double identité : juive et militante au sein du Parti communiste français (PCF).
Après la Seconde Guerre mondiale, le PCF, bien que luttant contre l’antisémitisme, adopte une ligne universaliste et assimilationniste, ce qui crée des contradictions pour ses membres juifs.
L’ouvrage de Zoé Grumberg se concentre sur 25 cadres dirigeants et intermédiaires du « secteur juif » du PCF, majoritairement nés en Europe de l’Est entre 1898 et 1916, souvent yiddishophones et engagés dans la résistance pendant la guerre.
Leur parcours illustre les défis de concilier fidélité au parti et préservation d’une identité juive spécifique.
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