État espagnol : la gauche radicale face à l’échec du « progressisme » et la nouvelle vague de mobilisations
La France n’est pas le seul pays européen à connaître depuis plusieurs semaines d’importants mouvements sociaux. Brais Fernández revient ici sur les mobilisations de masse qui ont lieu dans l’État espagnol autour de la question du logement : contre les expulsions et pour le droit à des logements dé…
Résumé
Mobilisations pour le logement
L'Espagne connaît depuis septembre 2026 un mouvement social massif pour le logement, déclenché par l'expulsion d'une femme de 87 ans, Maricarmen Abascal, qui est décédée peu après.
Ce mouvement s'inscrit dans une crise du logement aggravée depuis 2019, avec une hausse de 60 % des loyers et des prix d'achat, tandis que les salaires stagnent.
Les Plateformes des personnes affectées par les hypothèques (PAH), créées après la crise de 2008, restent actives mais sont désormais rejointes par de nouvelles organisations comme le Syndicat des locataires, influencé par des méthodes américaines de community organizing et des courants anticapitalistes.
Les revendications incluent une réduction de 50 % des loyers, l'expropriation des logements détenus par des fonds vautours et des banques, ainsi que des baux à durée indéterminée.
Le gouvernement de Pedro Sánchez, qui n'a pas adopté de mesures structurelles, est critiqué pour son inaction, comme en témoigne l'échec de sa loi sur le logement, qualifiée de « merde » dans les rues.
Le mouvement a organisé des campements symboliques, comme à Puerta del Sol à Madrid, et appelle à une grève générale le 11 novembre 2026, soutenue par une large partie de la gauche organisée.
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