Au Kenya, l’affaire de la jeune PAK expose le flou juridique entourant l’avortement
Alors que la Constitution fait de l’interruption volontaire de grossesse un droit fondamental, certes très encadré, le code pénal l’interdit toujours.
Résumé
Contexte juridique
En avril 2026, une cour d’appel de Malindi, située dans le sud du Kenya, a rendu un jugement qui complique l’accès à l’avortement dans ce pays.
Cette décision contredit un arrêt rendu en première instance en 2022, qui reconnaissait l’avortement comme un droit fondamental protégé par la Constitution kényane.
La cour d’appel affirme désormais que l’avortement n’est pas un droit constitutionnel au Kenya.
Cette situation crée une insécurité juridique, car les femmes et les professionnels de santé ne savent plus clairement quelles pratiques sont autorisées ou interdites.
Le Kenya est un pays où des milliers de femmes meurent chaque année des suites d’avortements clandestins, souvent réalisés dans des conditions dangereuses et sans suivi médical.
Cette décision judiciaire intervient dans un contexte où la législation sur l’avortement reste floue et sujette à interprétation.
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