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Ne pas oublier les femmes mortes en France d’un avortement clandestin : le combat d’artistes et de militantes féministes

Le Monde : Droit à l'avortement· 28 septembre 2025

Dimanche 28 septembre sera lancé un appel à l’édification d’un monument, à Paris, pour que ne soit pas oublié le sort des femmes mortes des suites d’un avortement clandestin avant que la loi Veil n’autorise l’interruption volontaire de grossesse, en 1975.

Résumé

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Lettre poignante de 1972

En 1972, une femme mère d’un garçon de 6 ans écrit une lettre datée du 13 novembre à un médecin, le professeur Paul Milliez, qu’elle surnomme « l’homme des causes perdues » et « son dernier espoir ».

Dans ce courrier, elle décrit une grossesse non désirée qui menace sa santé et lui demande s’il existe une solution pour éviter cette maternité, allant jusqu’à dire qu’elle est prête à « faire n’importe quoi », y compris « capable du pire ».

Cette lettre fait partie d’un ensemble de 50 documents similaires publiés dans l’ouvrage Lettres pour un avortement illégal (1971-1974), qui sera disponible à partir du 17 octobre 2023 aux éditions Libertalia.

Ces lettres illustrent le désespoir des femmes confrontées à une grossesse non désirée dans un contexte où l’avortement était interdit en France avant la loi Veil de 1975.

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