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7 398 décès pour 661 822 naissances : la France enregistre son plus haut taux de mortalité périnatale depuis 2012

Auriane Polge· 7 juillet 2026

Le taux de mortalité périnatale ne cesse de grimper en France depuis 2021 et connaît une nette accélération en 2024. Les facteurs de risque connus n'expliquent que partiellement cette hausse.

Résumé

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Mortalité périnatale en hausse

En France, le taux de mortalité périnatale a atteint son niveau le plus élevé depuis 2012.

Selon les dernières données disponibles pour l'année 2026, on dénombre 7 398 décès périnatals pour 661 822 naissances.

Le taux de mortalité périnatale correspond au nombre de décès survenus entre la 22e semaine de grossesse et le 7e jour après la naissance, pour 1 000 naissances.

Cette hausse marque un recul par rapport aux années précédentes, où ce taux était en baisse constante.

La mortalité périnatale inclut à la fois les fausses couches tardives, les morts-nés et les décès précoces des nouveau-nés.

Ce chiffre soulève des questions sur la qualité des soins périnataux et les facteurs de risque accrus dans le pays.

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Contexte et comparaison

Ce taux de 7 398 décès pour 661 822 naissances représente une augmentation significative par rapport aux années précédentes.

Pour donner une échelle de comparaison, en 2021, la France enregistrait environ 5 000 décès périnatals pour un nombre similaire de naissances.

Le taux de mortalité périnatale en France était de 9,5 pour 1 000 naissances en 2021, contre 11,2 en 2026 selon les estimations.

Cette hausse intervient malgré les progrès médicaux et les politiques de santé publique mises en place ces dernières années.

Elle place la France en dessous de la moyenne européenne, où certains pays affichent des taux inférieurs à 8 pour 1 000 naissances.

Les experts s'interrogent sur les causes de cette dégradation, notamment l'impact des conditions socio-économiques ou des disparités territoriales dans l'accès aux soins.

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Causes possibles

Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer cette hausse de la mortalité périnatale.

Parmi elles, l'augmentation des grossesses à risque, liées à l'âge plus avancé des mères ou à des pathologies comme le diabète ou l'hypertension.

Les conditions de vie, notamment la précarité ou le stress, pourraient également jouer un rôle.

Les inégalités d'accès aux soins entre les régions, en particulier dans les zones rurales ou les déserts médicaux, sont aussi pointées du doigt.

Enfin, la pandémie de COVID-19 a pu avoir des répercussions indirectes sur le suivi des grossesses et la prise en charge des nouveau-nés.

Aucune cause unique n'est identifiée à ce stade, mais ces facteurs combinés pourraient contribuer à cette tendance inquiétante.

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Réactions et enjeux

Cette situation a suscité des réactions parmi les professionnels de santé et les associations.

Des médecins et sages-femmes appellent à renforcer les moyens alloués à la périnatalité, notamment en termes de personnel et d'équipements.

Les pouvoirs publics sont également interpellés pour réduire les inégalités territoriales et améliorer le suivi des grossesses à risque.

La mortalité périnatale est un indicateur clé de la santé publique, car elle reflète à la fois la qualité des soins et les conditions de vie des populations.

Une hausse prolongée de ce taux pourrait avoir des conséquences sur les politiques de santé et les budgets alloués à la petite enfance.

Les acteurs du secteur attendent des mesures concrètes pour inverser cette tendance.

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Perspectives d'avenir

Face à cette augmentation, des pistes d'amélioration sont envisagées.

Parmi elles, le renforcement des réseaux de santé périnatale, la formation des professionnels et l'accès facilité aux examens prénatals.

Des campagnes de sensibilisation pourraient aussi être lancées pour informer les futurs parents sur les risques et les signes d'alerte.

À plus long terme, une meilleure prise en charge des facteurs socio-économiques, comme la précarité ou l'isolement, pourrait contribuer à réduire la mortalité périnatale.

Les autorités sanitaires et les acteurs locaux devront collaborer pour mettre en œuvre des solutions adaptées.

L'objectif reste de retrouver un taux comparable à celui des années précédentes, voire de le réduire davantage.

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