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Le syndicat des agents de bord de WestJet a déposé son préavis de grève de 72 heures

ICI Radio-Canada· 30 juillet 2026
 Le syndicat des agents de bord de WestJet a déposé son préavis de grève de 72 heures

Le travail non rémunéré pour certaines tâches fait partie du litige entre les parties, selon le syndicat.

Résumé

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Préavis de grève

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente 4 400 agents de bord de la compagnie aérienne WestJet, a déposé un préavis de grève de 72 heures le 30 juillet 2026.

Ce préavis signifie que les agents de bord pourraient cesser le travail à partir du dimanche 2 août à 0 h 01, heure des Rocheuses (2 h 01, heure de l’Est).

Une grève de cette durée est particulièrement sensible pendant la saison estivale, une période de forte affluence pour les compagnies aériennes.

Le syndicat a précisé que les négociations avec WestJet restent bloquées sur des enjeux majeurs, mais qu’il reste possible d’éviter la grève si un accord est trouvé avant le début du débrayage.

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Réponse de WestJet

En réponse au préavis de grève, WestJet a annoncé avoir émis un préavis de lock-out de 72 heures, une mesure qui permet à l’entreprise de suspendre temporairement le travail de ses employés en cas de conflit.

Cette décision a été prise pour protéger son réseau aérien et éviter des perturbations massives pour ses passagers.

La compagnie, qui est la deuxième plus grande compagnie aérienne du Canada, a souligné que les négociations se poursuivent pour renouveler la convention collective des agents de bord.

WestJet a également mis en place une politique permettant aux passagers dont les vols sont prévus entre le 30 juillet et le 4 août d’effectuer un changement de vol ou une annulation sans frais, afin de limiter les impacts sur les voyageurs.

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Points de discorde

Les principaux désaccords entre le syndicat et WestJet portent sur la rémunération des tâches non rémunérées effectuées par les agents de bord.

Le syndicat affirme que certaines tâches, comme les services au sol, ne sont pas payées à leur juste valeur, tandis que WestJet répond que toutes les heures travaillées sont rémunérées via un système d’heures de crédit plutôt qu’un taux horaire fixe.

Ces tensions ont conduit à un vote de grève des agents de bord, qui s’est soldé par un soutien de 99,4 % en faveur d’un arrêt de travail.

Ces enjeux financiers et organisationnels sont au cœur du conflit et rendent les négociations difficiles.

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Conséquences possibles

Si la grève débute dimanche, elle pourrait perturber plus de 600 vols par jour opérés par WestJet, transportant jusqu’à 70 000 passagers certains jours.

Selon un expert en gestion de l’aviation commerciale, John Gradek de l’Université McGill, une interruption même courte coûterait des millions de dollars à la compagnie.

Pour limiter les impacts, WestJet a prévu des mesures comme l’hébergement des agents de bord bloqués à l’étranger et leur rapatriement progressif.

Les passagers dont les vols sont annulés ou retardés seront remboursés ou réacheminés, mais les vols opérés par des compagnies partenaires ou le service régional WestJet Encore ne seront pas touchés.

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Contexte et prochaines étapes

La grève potentielle survient pendant une période de forte activité dans le secteur aérien, notamment en raison de la longue fin de semaine du lundi 5 août, qui est un jour férié dans plusieurs provinces canadiennes.

Les deux parties ont signé un accord cette semaine pour encadrer les modalités d’immobilisation des avions et le rapatriement des agents de bord en cas de grève.

Cependant, les négociations doivent aboutir rapidement pour éviter un arrêt de travail.

Le syndicat et WestJet ont tous deux exprimé leur volonté de trouver une solution, mais les écarts restent importants sur les questions salariales et les conditions de travail.

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