Route de la soie polaire : comment la Chine investit l’Arctique
Cet été 2026, la Chine a lancé sa première liaison maritime régulière entre l'Asie et l'Europe via l'Arctique. Cette "route de la soie polaire" permet de réduire les temps de trajet. Au-delà des enjeux commerciaux, que cherche la Chine en investissant les eaux arctiques ?
Résumé
Nouvelle route maritime
En août 2026, la Chine a lancé sa première liaison maritime régulière entre l'Asie et l'Europe en empruntant l'Arctique, surnommée la route de la soie polaire.
Cette voie alternative longe les côtes de la Russie, notamment en passant par la passage du Nord-Est, une région auparavant inaccessible ou très difficile à naviguer en raison de la glace.
Contrairement à la route traditionnelle via le canal de Suez, cette nouvelle trajectoire permet de réduire le temps de trajet entre Shanghai et Rotterdam de près de 40 %, passant de 35 à 22 jours.
Cette innovation s'inscrit dans une stratégie plus large de la Chine pour sécuriser et diversifier ses routes commerciales maritimes, tout en réduisant sa dépendance aux voies contrôlées par d'autres puissances.
Le navire Dubai Tower, appartenant à la compagnie chinoise Sea Legend, a été photographié dans le port de Ningbo-Zhoushan en Chine le 15 août 2026, symbolisant le début de cette exploitation commerciale.
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