En 1997, ils ont recouvert un paysage aride du Costa Rica de 12 000 tonnes d’écorces d’orange. Seize ans plus tard, plus personne ne reconnaissait le paysage.
Un pâturage épuisé ne redevient pas une forêt dès que le bétail s’en va. Les herbes invasives, les incendies et le manque de nutriments peuvent bloquer les jeunes arbres. Au Costa Rica, des montagnes d’écorces et de pulpe ont pourtant déclenché une spectaculaire régénération forestière, sans planta…
Résumé
Un pari écologique audacieux
En 1997, une entreprise américaine spécialisée dans la production de jus d’orange, Del Oro, a proposé un accord innovant à un propriétaire terrien du Costa Rica.
Ce dernier possédait une parcelle de terre aride de 3 hectares, située dans la région de Las Cruces, près de la frontière panaméenne.
Plutôt que de laisser ce terrain stérile, l’entreprise a suggéré de le recouvrir de 12 000 tonnes d’écorces d’orange, un déchet issu de sa production.
L’objectif était double : recycler ces déchets et potentiellement améliorer la fertilité du sol.
À l’époque, cette idée semblait risquée, car les écorces d’orange sont acides et pourraient, en théorie, altérer la qualité du sol plutôt que de l’enrichir.
Cependant, les deux parties ont signé un contrat, marquant le début d’une expérience écologique sans précédent.
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