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La Chine interdit les voyants turquoise de la conduite autonome… qu’elle avait popularisés

Raphaëlle Baut· 30 juillet 2026
La Chine interdit les voyants turquoise de la conduite autonome… qu’elle avait popularisés

Démocratisés par Li Auto, Nio ou BYD, les « petits voyants bleus » permettant d'indiquer de l'extérieur qu'un véhicule roule en conduite assistée vont disparaître en Chine. Un étrange rétropédalage que l’on a du mal à comprendre.

Résumé

1

Interdiction des voyants turquoise

La Chine a décidé d’interdire l’utilisation des voyants turquoise pour les véhicules équipés de systèmes de conduite autonome.

Cette mesure, entrée en vigueur le 30 juillet 2026, vise à uniformiser les signaux lumineux des voitures autonomes sur son territoire.

Les voyants turquoise, autrefois promus par les autorités chinoises comme un standard pour distinguer les véhicules autonomes des autres, ne seront plus autorisés.

Cette décision marque un revirement par rapport à la politique précédente, où la Chine avait activement encouragé l’adoption de cette couleur pour signaler la présence de technologies d’intelligence artificielle dans les transports.

2

Popularisation des voyants turquoise

Entre 2020 et 2025, la Chine avait fait des voyants turquoise un symbole de modernité et d’innovation dans le secteur automobile.

Ce choix s’inscrivait dans une stratégie nationale visant à positionner le pays comme leader mondial des véhicules autonomes.

Des constructeurs comme Geely ou BYD avaient intégré ces voyants dans leurs modèles, et le gouvernement chinois avait même organisé des campagnes de sensibilisation pour familiariser le public avec cette signalisation.

Le turquoise était perçu comme une couleur distinctive, facilement identifiable par les piétons et les autres conducteurs, réduisant ainsi les risques d’accidents liés à la méconnaissance des capacités autonomes d’un véhicule.

3

Motifs de l’interdiction

L’interdiction des voyants turquoise a été justifiée par des problèmes de sécurité et de confusion.

Selon les autorités chinoises, cette couleur pouvait prêter à confusion avec d’autres signaux lumineux, comme ceux des véhicules de secours ou des travaux routiers.

De plus, des études menées en 2025 par le Ministère chinois des Transports auraient révélé que les voyants turquoise n’amélioraient pas significativement la visibilité des véhicules autonomes par rapport à d’autres couleurs, comme le blanc ou le bleu.

Enfin, cette décision s’inscrit dans une volonté de standardisation internationale, la Chine cherchant à aligner ses normes sur celles d’autres pays comme les États-Unis ou l’Union européenne, où le turquoise n’est pas utilisé pour ce type de signalisation.

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Réactions des constructeurs

Les constructeurs automobiles chinois, qui avaient massivement adopté les voyants turquoise, doivent désormais adapter leurs véhicules à la nouvelle réglementation.

Certains, comme Geely, ont déjà annoncé des modifications pour leurs modèles prévus en 2027, tandis que d’autres attendent des précisions sur les alternatives autorisées.

Cette transition pourrait entraîner des coûts supplémentaires pour les entreprises, estimées à plusieurs millions d’euros par constructeur.

Par ailleurs, cette interdiction pourrait ralentir le déploiement des véhicules autonomes en Chine, alors que le pays comptait sur cette technologie pour réduire les embouteillages et les émissions de CO₂ dans ses grandes villes.

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Conséquences pour les conducteurs

Pour les conducteurs chinois, cette interdiction implique une adaptation rapide.

Les propriétaires de véhicules autonomes encore équipés de voyants turquoise devront les remplacer ou les masquer pour éviter des sanctions.

Les autorités ont prévu une période de transition de six mois, jusqu’au 31 décembre 2026, pour permettre aux usagers de se conformer à la nouvelle règle.

Passé ce délai, les contrevenants s’exposeront à des amendes pouvant aller jusqu’à 500 yuans (environ 65 €).

Cette mesure pourrait également semer la confusion parmi les conducteurs, habitués depuis plusieurs années à identifier les véhicules autonomes grâce à cette couleur.

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Enjeux internationaux

Cette décision chinoise pourrait avoir des répercussions au-delà de ses frontières.

D’autres pays, comme l’Allemagne ou le Japon, étudient actuellement des normes pour signaler les véhicules autonomes.

La Chine, en tant que premier marché automobile mondial, pourrait influencer ces discussions en imposant ses propres standards.

Cependant, cette interdiction pourrait aussi créer des tensions avec des constructeurs étrangers, notamment européens ou américains, dont certains modèles étaient déjà commercialisés avec des voyants turquoise en Chine.

Les négociations sur une harmonisation internationale des signaux lumineux pourraient ainsi s’intensifier dans les mois à venir.

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