Ford government won’t commit to forest fire inquiry, as chiefs demand change
‘Ontario is burning and there’s no end in sight,’ say First Nation chiefs. But ‘we have a treaty partner that refuses to listen’ The post Ford government won’t commit to forest fire inquiry, as chiefs demand change appeared first on Ricochet.
Résumé
Saison des feux record
L’Ontario vient de connaître la pire saison de feux de forêt de son histoire, avec plus de 90 000 hectares brûlés dans le parc provincial de Quetico et 313 930 hectares ravagés par le feu dans la région de Thunder Bay 36, ce qui en fait le plus grand incendie jamais enregistré dans la province.
Ces feux ont détruit des communautés entières et entraîné l’évacuation de 14 Premières Nations et municipalités, laissant plus de 2 000 personnes dans l’attente d’un retour à la normale.
Les autorités ont mobilisé des ressources provenant de plusieurs régions du Canada, comme le Yukon, Terre-Neuve-et-Labrador ou le Mexique, pour tenter de maîtriser ces incendies.
Malgré l’ampleur de la crise, le gouvernement ontarien a refusé d’engager une enquête publique pour analyser les causes et les réponses apportées à cette catastrophe.
Réponse du gouvernement
Le ministre ontarien des Ressources naturelles, Mike Harris, a annoncé qu’une revue interne approfondie serait menée après la fin de la saison des feux, sans pour autant s’engager à rendre publics ses résultats.
Il a évoqué un processus de réflexion habituel après chaque saison de feux, visant à identifier les points forts et les faiblesses des interventions.
Cependant, cette approche a été critiquée par les Premières Nations et l’opposition politique, qui réclament une enquête indépendante pour évaluer la gestion de la crise.
Harris a également souligné une amélioration de la situation dans le nord-ouest de l’Ontario, où les feux sont progressivement maîtrisés grâce à l’aide de multiples équipes et équipements.
Demande des Premières Nations
Les chefs des Premières Nations touchées par les feux ont organisé une conférence de presse pour exiger une enquête provinciale sur la gestion de cette crise.
Parmi eux, le chef Russell Wesley de la Première Nation de Cat Lake a dénoncé le manque de transparence et de coordination du gouvernement, qualifiant la situation de chaos.
Il a souligné que les communautés autochtones, souvent les plus vulnérables, n’avaient pas été suffisamment consultées ni impliquées dans les décisions.
Les chefs ont également rappelé que les feux de forêt s’aggravent avec le changement climatique, rendant cruciale une meilleure préparation et une collaboration accrue avec les communautés locales.
Plan des Premières Nations
Le chef Russell Wesley a présenté un plan en 12 points pour améliorer la gestion des feux dans le nord de l’Ontario.
Ce plan propose notamment que les Premières Nations dirigent des équipes conjointes avec les gouvernements provincial et fédéral, bénéficient de financements à long terme pour la récupération économique, et développent des programmes de surveillance et de prévention des feux.
Il inclut aussi la reconnaissance des pratiques traditionnelles de brûlage contrôlé, la création de fonds dédiés aux communautés isolées pour des systèmes d’alerte précoce, et l’implication des Premières Nations dans la planification des urgences.
Wesley a critiqué le refus du gouvernement de collaborer, malgré des solutions déjà existantes.
Destruction à Whitewater
La Première Nation de Whitewater, située à 250 kilomètres au nord-est de Thunder Bay, a été entièrement ravagée par le plus grand feu de l’histoire de l’Ontario.
La cheffe Pauline Drake a confirmé que 30 ans de constructions avaient été réduits en cendres, sans avertissement préalable.
Les communications ont été coupées, rendant les évacuations encore plus difficiles.
Drake a insisté sur l’importance de la forêt pour les communautés autochtones, tant sur le plan spirituel que culturel, et a appelé à une meilleure préparation face aux feux, notamment par des brûlages contrôlés et une surveillance accrue des éclairs.
Elle a demandé au gouvernement de s’engager à long terme pour protéger ces territoires.
Position du ministre Rickford
Le ministre ontarien des Affaires autochtones, Greg Rickford, a répondu aux critiques en affirmant qu’il travaillait en étroite collaboration avec les chefs des Premières Nations évacuées, bien que certains préfèrent des discussions en privé pour éviter de médiatiser leur situation.
Il a assuré que les retours des communautés étaient pris en compte pour améliorer les plans futurs, notamment en matière de prévention et d’évacuation.
Cependant, les chefs autochtones ont contesté cette version, soulignant que les promesses de collaboration dataient de 2021, sans suite concrète.
Rickford a également évoqué des mesures d’urgence pour soutenir les communautés, mais sans préciser de calendrier ou de détails concrets.
Soutien de l'opposition
Les partis d’opposition à l’Assemblée législative de l’Ontario, à savoir le NPD, le Parti vert et le Parti libéral, ont tous soutenu la demande des Premières Nations pour une enquête publique sur la gestion des feux.
Ces partis estiment que les communautés touchées méritent des réponses claires et des mesures concrètes pour éviter que de telles crises ne se reproduisent.
Ils ont critiqué l’absence d’engagement du gouvernement Ford à organiser une telle enquête, malgré l’ampleur des dégâts et les appels répétés des dirigeants autochtones.
L’opposition a également souligné l’urgence d’agir, alors que la saison des feux s’étend et que les risques de nouveaux incendies persistent.
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