Cédric Jubillar reconnaît le meurtre de son épouse Delphine dans une lettre, annonce son avocat
Cédric Jubillar, condamné à 30 ans de réclusion en première instance en 2023, a pour la première fois « formulé des aveux », alors qu’il avait jusque-là toujours nié avoir tué sa conjointe, Delphine Aussaguel. Son procès en appel doit se tenir en septembre.
Résumé
Reconnaissance du meurtre
Cédric Jubillar, un homme de 35 ans au moment des faits, a reconnu dans une lettre manuscrite avoir tué son épouse Delphine Jubillar, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 dans le département du Tarn, en France.
Cette reconnaissance intervient après cinq années de dénégation totale de son implication dans cette affaire.
Jusqu’à présent, il affirmait ne pas savoir ce qu’était devenue Delphine Jubillar, une infirmière de 33 ans.
Son avocat, Pierre Debuisson, a confirmé à l’AFP que Jubillar avait fait des aveux écrits, exprimant son souhait de reconnaître sa culpabilité dans la disparition de son épouse.
Ces aveux ont été consignés dans un courrier adressé à son avocat, dont le contenu a été révélé par le journal La Dépêche du Midi.
Contexte judiciaire
Cédric Jubillar a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025 par la cour d’assises du Tarn, où il était jugé pour la disparition de son épouse.
Son procès en appel était initialement prévu à partir du 21 septembre 2026 à Toulouse.
Cependant, ses avocats estiment désormais que ce procès en appel est « impossible » à organiser, deux mois avant son ouverture.
Selon eux, il faudrait que Jubillar soit entendu et que des fouilles soient menées pour tenter de retrouver la dépouille de Delphine Jubillar, dont le corps n’a jamais été retrouvé depuis sa disparition en décembre 2020.
Jubillar est détenu depuis juin 2021 au centre de détention de Seysses, près de Toulouse, où il est placé à l’isolement pour des raisons de sécurité.
Procédure et enjeux
La reconnaissance de culpabilité de Cédric Jubillar dans une lettre adressée à son avocat marque un tournant majeur dans cette affaire, qui avait déjà abouti à une condamnation en première instance.
Les aveux écrits, bien que tardifs, pourraient avoir des conséquences sur la procédure en appel.
Cependant, l’impossibilité annoncée de tenir ce procès en appel soulève des questions sur la suite à donner à cette affaire.
La disparition de Delphine Jubillar, dont le corps n’a jamais été retrouvé, reste un élément central du dossier.
Son avocat, Pierre Debuisson, a confirmé les aveux de son client, mais n’a pas précisé si ces déclarations pourraient mener à une localisation du corps ou à des éléments nouveaux pour la justice.
Profil des protagonistes
Delphine Jubillar, née Aussaguel, était une infirmière de 33 ans au moment de sa disparition en décembre 2020.
Son profil et son histoire ont fait l’objet d’un portrait publié par Le Nouvel Obs, qui la présente comme la « victime oubliée d’un féminicide présumé ».
Cédric Jubillar, son époux, est un peintre-plaquiste de 35 ans au moment des faits.
Il a été placé en détention provisoire en juin 2021, soit six mois après la disparition de son épouse, et est incarcéré depuis dans des conditions d’isolement pour des raisons de sécurité.
Son changement de ligne de défense intervient à quelques semaines de son procès en appel, initialement prévu pour septembre 2026.
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