Intoxications, cancers… Le parcours du combattant des pompiers pour faire reconnaitre leurs maladies professionnelles

Exposé·es aux fumées toxiques et aux températures brûlantes, les pompier·es peinent à faire reconnaître leurs cancers en maladies professionnelles. Un sujet tabou qui sera au centre de leurs revendications lors de la manifestation du 29 septembre à Paris.
Résumé
Fumées toxiques et cancers
Les pompier·es sont exposé·es à des fumées toxiques lors des incendies, ce qui augmente leur risque de développer des cancers.
En 2022, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé l’exposition professionnelle des pompier·es comme cancérigène pour l’humain.
En France, quatre types de cancers sont actuellement reconnus comme maladies professionnelles pour les pompier·es : le mésothéliome (cancer des organes internes, surtout les poumons), le cancer de la vessie, le carcinome hépatocellulaire (cancer du foie) et le carcinome du nasopharynx (cancer de la gorge).
Fin 2025, les mésothéliomes et les cancers de la vessie ont été ajoutés à cette liste, une avancée saluée par les syndicats, mais jugée insuffisante.
Le CIRC suggère aussi des liens limités avec d’autres cancers comme ceux du côlon, de la prostate, du testicule, du sein, des ovaires et de l’utérus, ou encore le mélanome et le lymphome non hodgkinien.
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