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« On va arriver très vite au plafond » : le ministre de l’Économie s’emballe un peu sur le bilan du leasing social

Raphaëlle Baut· 1 août 2026
« On va arriver très vite au plafond » : le ministre de l’Économie s’emballe un peu sur le bilan du leasing social

Le ministre de l'Économie s'est réjoui du démarrage de la troisième édition du leasing social, affichant 19 500 dossiers en deux semaines. Il s’agit pourtant d’un démarrage bien plus timide qu’en 2025.

Résumé

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Leasing social 2026

Le leasing social est un dispositif gouvernemental français qui permet à des ménages modestes d’accéder à un véhicule électrique à tarif réduit, via un loyer mensuel subventionné.

En 2026, la troisième édition a été lancée le 16 juillet, avec un objectif de 50 000 véhicules réservés.

Après deux semaines, 19 500 dossiers ont été déposés, soit environ 39 % du quota total.

Ce chiffre représente un démarrage bien moins dynamique que celui de 2025, où 18 000 demandes avaient été enregistrées en seulement quatre heures.

Le gouvernement a justifié ce ralentissement par des critères d’éligibilité plus stricts et une liste réduite de modèles éligibles, passant de plusieurs dizaines à seulement 20 voitures électriques.

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a salué ce bilan tout en évoquant un « plafond » proche, sans préciser les risques de saturation.

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Comparaison avec 2025

L’édition 2025 du leasing social avait connu un succès fulgurant : 18 000 demandes en quatre heures, 30 000 en trois jours et 35 000 en une semaine.

Le cap des 50 000 réservations avait été atteint début janvier 2026, après un mois de ralentissement.

En 2026, il a fallu 14 jours pour atteindre 19 500 dossiers, soit un rythme 84 fois plus lent que l’année précédente.

Plusieurs facteurs expliquent cette différence : le mois de juillet, moins propice aux achats importants, la baisse du nombre de ménages éligibles après deux vagues précédentes, et surtout la réduction de l’offre de véhicules éligibles.

Les constructeurs comme Renault, avec des modèles comme la Twingo ou la R5, restent les grands bénéficiaires, tandis que d’autres marques pourraient être moins représentées.

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Critères et limites

Le gouvernement a resserré les critères du leasing social 2026 pour cibler davantage les ménages modestes, mais cette décision a aussi limité la variété des modèles disponibles.

Seuls 20 véhicules électriques sont éligibles, contre une liste plus large en 2025.

Cette restriction a pu décourager certains acheteurs, notamment ceux qui recherchaient des modèles spécifiques ou des alternatives aux marques françaises.

Par ailleurs, le dispositif de 2026 s’adresse principalement aux particuliers, avec une deuxième vague prévue pour les aides à domicile et les professionnels, mais les détails de ces mesures restent flous.

Le ministre a évoqué 15 000 voitures électriques d’occasion à partir d’octobre 2026, avec des loyers à partir de 50 € par mois, ainsi qu’un autre dispositif pour les gros rouleurs professionnels, sans préciser son fonctionnement.

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Contexte et enjeux

Le leasing social s’inscrit dans une stratégie plus large de transition écologique du parc automobile français.

Le ministre Roland Lescure a souligné l’impact de la crise au Moyen-Orient et la hausse des prix des carburants sur l’accélération de l’électrification, bien que cette dynamique existait déjà avant le lancement du dispositif.

Il a cité l’exemple de la Norvège, où 90 % des voitures neuves sont électriques, comme un objectif à atteindre.

Cependant, malgré ces ambitions, le bilan de 2026 reste modeste comparé à 2025.

Le gouvernement mise sur une deuxième vague de réservations pour atteindre ses objectifs, mais les contours de ces mesures restent à préciser.

Le leasing social reste un outil clé pour rendre les véhicules électriques accessibles, mais son efficacité dépendra de son adaptation aux besoins réels des ménages.

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