NapseflowNapseflow
Article externe

Irak : Kawthar, 15 ans, assassinée par sa famille parce qu’elle a “voulu vivre”

Courrier International· 6 août 2026

Dans cet article poignant publié par le site d’information irakien “Jummar”, l’autrice déplore le meurtre tragique de sa cousine, une mineure tuée par les siens pour avoir fui deux mariages forcés avec des hommes violents. Elle y dénonce pêle-mêle une culture machiste et déshumanisante, des lois ré…

Résumé

1

Tragédie d'une mineure irakienne

Kawthar, une adolescente irakienne de 15 ans, a été assassinée par les membres de sa famille en août 2026.

Son crime ?

Avoir tenté de vivre librement.

Les hommes de son clan l’ont exécutée de dix balles avant de fracasser sa tête avec une hache.

Son corps a ensuite été jeté dans un trou et recouvert de terre.

Peu avant sa mort, Kawthar avait fui deux mariages forcés avec des hommes violents, ce qui avait poussé sa famille à la séquestrer et à la menacer constamment.

Son histoire illustre la violence extrême subie par les jeunes filles dans certaines régions d’Irak, où les traditions patriarcales et les normes sociales imposent souvent des destins contraires à leur volonté.

2

Mariages forcés et violences

Kawthar a été mariée de force à 13 ans à un homme alcoolique, une pratique appelée mariage précoce ou mariage forcé, où une jeune fille est unie à un homme sans son consentement.

Pendant un an, elle a subi des maltraitances et des violences physiques.

Après avoir fui et obtenu un divorce officiel, sa famille l’a de nouveau contrainte à accepter un mariage, cette fois avec un cousin impliqué dans des trafics de drogue et d’alcool.

Malgré son opposition, sa famille a ignoré sa volonté, perpétuant ainsi une tradition où l’opposition d’une fillette ne peut changer la décision d’un homme, selon les normes locales.

Ces pratiques sont souvent justifiées par des coutumes ancestrales et une vision inégalitaire des rôles entre hommes et femmes.

3

Culture patriarcale enracinée

L’article souligne que la soumission des femmes et des filles aux hommes est profondément enracinée dans la société irakienne, notamment dans certaines communautés rurales ou traditionnelles.

Cette culture patriarcale se traduit par des lois rétrogrades, un manque de protection juridique pour les femmes et une tolérance envers les violences conjugales et familiales.

Les autorités locales sont souvent complices, soit par inaction, soit par respect des coutumes locales.

Cette situation crée un climat de peur où les femmes n’osent pas dénoncer les abus, de peur de représailles ou de stigmatisation.

Kawthar incarne ainsi le sort réservé à des milliers de jeunes filles en Irak, privées d’éducation, de liberté et de droits fondamentaux.

4

Rôle des médias indépendants

L’histoire de Kawthar a été rapportée par Jummar, un média irakien indépendant fondé en 2026.

Ce site, qui publie des articles en arabe et en anglais, se présente comme un acteur du journalisme créatif et éthique au Moyen-Orient.

Son objectif est de donner la parole aux minorités, aux jeunes et aux groupes marginalisés, tout en couvrant des enjeux sociaux, environnementaux et politiques.

Jummar joue un rôle clé en exposant des cas comme celui de Kawthar, souvent ignorés par les médias traditionnels ou étouffés par les pressions locales.

Son travail met en lumière des problèmes systémiques, comme les mariages forcés ou les violences faites aux femmes, dans une région où la liberté de la presse est limitée.

Commentaires (0)

Connecte-toi pour commenter

Se connecter

Aucun commentaire pour le moment.

Voir aussi

Plus de contenus dans cette catégorie →

Découvre plus de contenu sur Napseflow