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Peut-on mesurer l’invisible ? Comment naissent les indicateurs qui guident nos décisions ?

The Conversation France · mis à jour 29 juin

Cela devrait être un préalable à toute action. Bien construire un indicateur ne s’improvise pas.

Indicateurs pour l'invisible

Les indicateurs mesurent des réalités intangibles comme la créativité ou le bien-être, qualifiées de «construits latents». Ils ne captent pas directement ces phénomènes, mais s'appuient sur des dimensions observables pour les approcher. Leur construction repose sur une démarche scientifique rigoureuse, essentielle pour éclairer les décisions organisationnelles.

Étapes de construction

La création d'indicateurs suit trois étapes clés : clarifier l'objet de mesure (ex. : définir la créativité comme une capacité organisationnelle), traduire ce concept en items mesurables (questions pratiques), puis valider la robustesse des indicateurs via des analyses statistiques (factorielle exploratoire/confirmatoire) et des tests de fiabilité.

Validation scientifique

Les indicateurs sont testés pour leur fiabilité et validité (convergente, discriminante, prédictive). Par exemple, une échelle de créativité organisationnelle a été validée auprès de 900 répondants internationaux, confirmant son lien avec des résultats concrets comme l'innovation.

Outils d'application

Les indicateurs permettent de rendre visibles des compétences complexes et d'orienter les actions. Un outil gratuit évalue les capacités créatives des organisations, offrant un diagnostic détaillé et des pistes d'amélioration. Cette méthode s'applique aussi à d'autres enjeux comme le bien-être ou la cohésion sociale.

Ce que ça pourrait changer

Mesurer l'invisible implique des choix théoriques et méthodologiques qui influencent les décisions. Les indicateurs ne sont pas neutres : ils définissent ce qui compte pour une organisation et guident les stratégies d'adaptation face à des enjeux complexes, comme les transformations rapides ou l'incertitude.

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