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Des Babyloniens à l’éclipse du 12 août 2026 : comment l’humanité a appris à prédire les éclipses de Soleil

Nelly Lesage· 30 juillet 2026
Des Babyloniens à l’éclipse du 12 août 2026 : comment l’humanité a appris à prédire les éclipses de Soleil

Les éclipses de Soleil totales ou partielles sont des événements spectaculaires. Comment a-t-on fait pour les prévoir ? Pouvoir anticiper ces alignements est crucial pour étudier, encore aujourd'hui, le Soleil.

Résumé

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Origines anciennes

Les premières prédictions d’éclipses remontent à l’Antiquité, notamment chez les Babyloniens vers 731 avant J.-C.

Ces civilisations utilisaient des tablettes pour noter des cycles comme le saros, une période de 18 ans et 11 jours permettant d’anticiper approximativement le retour des éclipses, qu’elles soient solaires ou lunaires.

En Chine, des méthodes similaires servaient à déterminer les dates des éclipses de Lune.

Cependant, ces techniques ne permettaient pas de préciser où sur Terre l’éclipse serait visible.

Les éclipses de Lune sont plus faciles à prévoir que celles du Soleil, car elles sont observables depuis toute la partie de la Terre où la Lune est visible, tandis que les éclipses solaires ne sont visibles que dans une zone restreinte.

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Révolution scientifique

La prédiction des éclipses a connu une avancée majeure avec l’abandon du modèle géocentrique (la Terre au centre de l’univers) au profit du modèle héliocentrique (le Soleil au centre).

Les lois de Kepler, établies au début du XVIIe siècle, ont permis de calculer plus précisément les orbites des astres, tandis que les lois de Newton, à la fin du même siècle, ont expliqué pourquoi ces orbites existent.

Ces découvertes ont rendu possible des prédictions bien plus fiables.

Edmond Halley a utilisé ces principes pour prévoir avec succès l’éclipse solaire totale du 3 mai 1715, marquant ainsi une étape clé dans l’histoire de l’astronomie.

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Utilité scientifique

Les éclipses solaires ne sont pas seulement des phénomènes spectaculaires : elles offrent aux scientifiques une opportunité unique d’étudier la couronne solaire, c’est-à-dire l’atmosphère du Soleil.

Lors d’une éclipse, la lumière directe du Soleil est masquée, ce qui permet d’observer la lumière émise par les gaz environnants, normalement invisibles.

Cette couronne représente 99 % de la matière connue dans l’univers.

Les éclipses aident aussi à mieux comprendre le vent solaire, un flux de particules chargées qui se propage vers la Terre, et les interactions entre le Soleil et les planètes.

Ces observations contribuent à percer les secrets de notre étoile.

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Éclipse de 2026

Le 12 août 2026, une éclipse solaire totale sera visible depuis l’Europe, notamment en Espagne et en Islande, où la bande de totalité (la zone où l’éclipse est totale) traversera ces pays.

En France métropolitaine, l’éclipse sera partielle, avec une occultation du Soleil pouvant atteindre 99 % selon les régions.

Cet événement est rare : une éclipse totale ne survient qu’une fois tous les 400 ans en moyenne au même endroit sur Terre.

Pour l’observer en toute sécurité, il est indispensable de porter des lunettes d’éclipse certifiées aux normes, car regarder le Soleil sans protection adaptée peut causer des dommages irréversibles aux yeux.

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Préparation observation

Pour profiter pleinement de l’éclipse du 12 août 2026, il est recommandé de s’équiper à l’avance de lunettes d’éclipse conformes aux normes de sécurité.

Des modèles non certifiés sont en circulation en France, ce qui représente un risque pour la vue.

L’Association Française d’Astronomie (AFA) et des médias comme Numerama proposent des guides pour identifier les lunettes fiables.

Il est conseillé de commander ces équipements rapidement, car les stocks peuvent s’épuiser à l’approche de l’événement.

Observer une éclipse sans protection adaptée est dangereux, même pour une éclipse partielle.

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