Au Liban, « c'est la vie même qui est dans la ligne de mire d'Israël »
Tandis que les bombes s'abattent sur le sud du Liban, des « écologies résistantes » naissent. Munira Khayyat, une anthropologue libanaise, étudie ces « pulsions de vie existentielles » sur une terre qui ne cesse de s'embraser. Alors qu'un nouvel accord de cessez-le-feu a été signé entre Israël et l…
Résumé
Contexte géopolitique
Depuis le 2 mars 2026, le Liban subit des bombardements israéliens meurtriers dans sa partie sud, faisant 4 319 morts selon le ministère de la Santé libanais.
Ces attaques s’inscrivent dans un conflit prolongé où Israël occupe militairement le Sud-Liban, créant une zone tampon dévastée.
Un nouvel accord de cessez-le-feu a été signé sous l’égide des États-Unis, mais les violences persistent.
L’anthropologue Munira Khayyat, spécialiste des écologies de résistance, souligne que ces bombardements visent délibérément les écosystèmes vitaux, humains et non humains, de la région.
Le Sud-Liban, occupé par Israël jusqu’en 2000, est marqué par des invasions répétées et des destructions systématiques, comme celle du village de Ramia en octobre 2024, entièrement rasé par des explosifs.
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