“Nevermind” : Jared Kushner, gendre de Trump, empile sans vergogne les conflits d’intérêts
L’époux d’Ivanka Trump capitalise sans scrupules sur ses liens avec le président et son rôle diplomatique de premier plan, accuse le magazine de gauche “Mother Jones” qui détourne en une la célèbre pochette de Nirvana.
Résumé
Qui est Jared Kushner
Jared Kushner est le gendre de Donald Trump, président des États-Unis, et l’époux d’Ivanka Trump.
Il a occupé des rôles diplomatiques importants sous l’administration Trump, notamment celui d’émissaire spécial pour la paix, chargé de négocier des accords internationaux, comme ceux liés à l’Ukraine, Gaza ou l’Iran.
Après le mandat de Trump, il a fondé en 2021 un fonds d’investissement nommé Affinity Partners, spécialisé dans la gestion de capitaux étrangers.
Ce fonds a attiré des investisseurs de pays comme l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis ou le Qatar, souvent des régimes autoritaires ou kleptocratiques (dirigés par des élites qui détournent les ressources publiques à leur profit).
Fonds Affinity Partners
Affinity Partners est un fonds d’investissement créé par Jared Kushner en 2021, après son départ de la Maison-Blanche.
Son objectif était de lever des fonds auprès d’investisseurs étrangers pour financer des projets variés.
Le fonds a réussi à attirer des investissements massifs, notamment de la part du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui a injecté 2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros) en 2021.
D’autres pays du Golfe, comme les Émirats arabes unis et le Qatar, ont également participé, portant le total géré par Affinity Partners à plus de 6 milliards de dollars (5,2 milliards d’euros).
Le fonds a été critiqué pour son manque de transparence et ses liens avec des régimes autoritaires.
Conflits d’intérêts
Jared Kushner est accusé d’avoir empilé les conflits d’intérêts en utilisant sa position d’émissaire diplomatique et ses liens avec Donald Trump pour favoriser ses propres affaires.
Par exemple, en 2007, il avait réalisé un mauvais investissement immobilier, mais a pu le rentabiliser grâce à un bail conclu avec une entreprise comptant un actionnaire qatari.
Ce bail lui a permis de renflouer ses finances, alors que les États-Unis faisaient pression sur le Qatar.
De plus, son rôle d’émissaire spécial lui a ouvert des portes auprès de dirigeants étrangers, qui ont investi dans son fonds, créant ainsi une confusion entre ses activités publiques et privées.
Accusations de Mother Jones
Le magazine américain Mother Jones, connu pour son engagement progressiste et son journalisme d’investigation, a publié en août 2026 une enquête intitulée « Nevermind », en référence à l’album du groupe Nirvana.
Le titre parodie la pochette de l’album, où Jared Kushner est représenté comme un bébé vendant l’Amérique à des régimes autoritaires.
Le magazine accuse Kushner de violer les normes éthiques en utilisant ses relations politiques pour s’enrichir, notamment en cultivant des liens avec des dirigeants kleptocratiques.
Il souligne que Kushner et ses associés parcourent le monde pour remplir leurs caisses, tandis que des crises internationales (comme la guerre en Ukraine) s’aggravent.
Réactions et contexte
L’article de Mother Jones s’inscrit dans un contexte où Jared Kushner est perçu comme un symbole des dérives d’une élite politique et économique qui mélange pouvoir et enrichissement personnel.
Le magazine rappelle que Kushner a été nommé émissaire spécial pour la paix par Trump, un rôle qui lui a donné une visibilité internationale et un accès privilégié à des dirigeants étrangers.
Ces derniers, comme Mohammed ben Salmane, voient en lui un partenaire américain dont ils pourraient influencer les décisions politiques, notamment si Trump revenait au pouvoir.
Le magazine conclut que pour Kushner, l’éthique et les normes démocratiques semblent secondaires face à l’opportunité de s’enrichir.
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