Le néo-polar, littérature de crise 9 : Jean-Bernard Pouy : "Le roman noir, c'est quand même des romans de critique sociale"
De ses récits improvisés avec des lycéens autour de Mai 68 à son premier roman au titre provocateur "Spinoza encule Hegel", Jean-Bernard Pouy raconte comment il est devenu écrivain par hasard, avant de faire du jeu et de la contrainte l'un des moteurs de son écriture.
Résumé
Parcours atypique de Pouy
Jean-Bernard Pouy, écrivain français, n’a jamais envisagé une carrière littéraire.
Son entrée dans le monde des lettres est accidentelle : il improvisait des récits inspirés de Mai 68 pour des lycéens, mêlant souvenirs personnels et fiction.
Ces séances de narration, initialement destinées à capter l’attention des élèves, ont donné naissance à son premier roman, Spinoza encule Hegel, publié en 1983.
Ce titre provocateur, publié dans la collection Série noire de Gallimard, marque son entrée officielle dans le genre du néo-polar, un sous-genre du roman policier français caractérisé par une forte dimension sociale et politique.
Pouy souligne que cette transition vers l’écriture s’est faite sans ambition initiale, mais avec une grande liberté créative.
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