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Covid-19 : démission et prolongement du délai de renonciation à la clause de non-concurrence

Lexis Veille· 9 juillet 2026

Covid-19 : démission et prolongement du délai de renonciation à la clause de non-concurrence Rupture du contrat de travail Contrôle et contentieux social

Résumé

1

Clause de non-concurrence

Une clause de non-concurrence est une disposition insérée dans un contrat de travail qui interdit à un salarié, après son départ de l’entreprise, d’exercer une activité professionnelle concurrente pour une durée et dans un secteur géographique déterminés.

Cette clause vise à protéger les intérêts légitimes de l’employeur, comme ses secrets industriels ou sa clientèle.

Dans le contexte de l’article, elle est particulièrement importante en cas de démission, car elle peut limiter les opportunités professionnelles du salarié après son départ.

La validité et l’application de cette clause sont encadrées par le droit du travail français, qui impose notamment des conditions de durée, de contrepartie financière et de proportionnalité avec l’emploi occupé.

2

Démission et clause

Lorsqu’un salarié démissionne, l’employeur dispose d’un délai pour décider s’il souhaite ou non renoncer à l’application de la clause de non-concurrence.

Ce délai est généralement fixé par le contrat de travail ou par une convention collective.

Selon l’article, l’employeur doit notifier sa décision au salarié au plus tard à la date de départ effectif de ce dernier de l’entreprise.

Par exemple, si un salarié quitte son poste le 30 septembre 2026, l’employeur doit informer sa décision avant cette date pour que la clause ne s’applique pas.

Cette règle s’applique même en période de crise sanitaire, comme la pandémie de Covid-19.

3

Ordonnance 2020-306

L’ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 est un texte législatif français adopté en pleine crise du Covid-19 pour adapter temporairement les délais de résiliation des contrats et des clauses, notamment dans le domaine du droit du travail.

Cette ordonnance a prolongé certains délais de 2 mois pour tenir compte des difficultés administratives et économiques liées à la pandémie.

Cependant, l’article précise que cette prolongation ne s’applique pas à la faculté de renonciation à la clause de non-concurrence en cas de démission.

Autrement dit, le délai pour renoncer à cette clause reste inchangé, même pendant la crise sanitaire.

4

Délai de renonciation

Le délai de renonciation est la période pendant laquelle l’employeur peut décider de ne pas appliquer la clause de non-concurrence après la démission d’un salarié.

Ce délai est soit fixé par le contrat de travail, soit par une convention collective, soit par la loi.

Dans le cas présent, l’article rappelle que ce délai doit être respecté, et que la décision de renonciation doit être notifiée au salarié au plus tard à la date de son départ effectif de l’entreprise.

Par exemple, si le contrat prévoit un délai de 15 jours, l’employeur doit informer le salarié de sa décision dans ce laps de temps.

Si ce délai n’est pas respecté, la clause peut devenir applicable.

5

Jurisprudence et contexte

La jurisprudence désigne l’ensemble des décisions rendues par les tribunaux sur une question de droit.

Dans ce contexte, elle peut préciser ou confirmer l’interprétation des règles applicables aux clauses de non-concurrence, notamment en cas de litige entre un employeur et un salarié.

L’article mentionne que la jurisprudence est un élément clé pour comprendre l’application des règles, mais il ne détaille pas de décision spécifique.

Le contexte temporel de l’article est le 9 juillet 2026, ce qui situe l’analyse dans un cadre juridique et économique récent, mais sans indication supplémentaire sur les évolutions législatives ou jurisprudentielles postérieures.

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