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Avant le football, un autre sport enflammait le monde : les courses de char de la Rome antique

Rédaction S&V· 9 juillet 2026

Courses équestres, athlétisme, boxe, combats de gladiateurs… les jeux de l’Empire romain ne sont pas sans rappeler certains sports modernes. Et si les courses romaines de chars présentaient déjà plusieurs traits que l’on retrouve dans le football contemporain, il est cependant vain d’attribuer une…

Résumé

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Passion sportive antique

Les courses de chars dans la Rome antique partageaient avec le football moderne une passion démesurée et universelle.

Comme aujourd’hui pour le football, ces courses suscitaient un engouement planétaire à travers tout l’Empire romain, de la Lusitanie (actuel Portugal) à Constantinople, en passant par l’Angleterre et l’Afrique du Nord.

Toutes les classes sociales et toutes les générations y participaient.

L’historien Ammien Marcellin, au IVe siècle, décrit cette folie collective : les Romains, y compris les plus âgés, se pressaient dès l’aube devant le cirque pour assister aux courses, au point de perturber l’ordre public.

Certains campaient même toute la nuit pour obtenir les meilleures places, forçant l’empereur Auguste à déployer des patrouilles de police pour protéger les biens des citoyens.

Le Grand Cirque de Rome, ou Circus Maximus, pouvait accueillir jusqu’à 150 000 spectateurs, un chiffre bien supérieur à la capacité du Stade de France (80 000 places).

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Structure en clubs

Les courses de chars romaines étaient organisées autour de quatre factions, ou clubs, identifiés par des couleurs : les Rouges, les Verts, les Bleus et les Blancs.

Ces factions fonctionnaient comme des entreprises modernes, avec une puissance financière importante, des locaux luxueux et un personnel nombreux (cochers, cavaliers, médecins, artisans).

Elles disposaient également de groupes de supporters fanatisés, prêts à dépenser pour des produits dérivés.

Les cochers vedettes, conducteurs de quadriges (chars tirés par quatre chevaux), étaient adulés et payés comme des stars, suscitant parfois la jalousie des intellectuels moins bien rémunérés.

Cette structure en clubs puissants et hiérarchisés rappelle étrangement celle des clubs de football contemporains, où les supporters s’identifient à leur équipe et où les joueurs stars sont mis en avant.

3

Comparaison football antique

Bien que les courses de chars et le football moderne partagent des traits communs, comme une passion collective et une organisation en clubs, ces deux sports diffèrent fondamentalement.

Les Romains pratiquaient des jeux de balle comme l’harpastum ou l’episkuros, mais ceux-ci n’ont jamais suscité un engouement comparable à celui du football.

Aucune compétition officielle ni règle claire n’a été transmise pour ces jeux, contrairement au football actuel.

Les Romains utilisaient également un ballon appelé follis, un objet en peau gonflé d’air, représenté sur une mosaïque d’Ostie.

Cependant, l’idée d’un lien direct entre ces jeux antiques et le football moderne a été infirmée par une supercherie scientifique : un article du Neue Pauly, prétendant prouver l’existence d’un sport appelé apopoudobalia (littéralement « balle au pied »), s’est avéré être un canular.

Aucun texte ancien ne mentionne ce terme.

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Origines du football

L’article explore l’hypothèse d’une origine antique du football, notamment à travers les jeux romains, mais la rejette.

Bien que les Italiens fascistes des années 1920-1930 aient tenté de faire remonter le football au calcio fiorentino (un sport florentin médiéval), personne n’a poussé cette recherche jusqu’à l’Antiquité romaine.

Pourtant, les courses de chars romaines présentent des similitudes frappantes avec le football moderne, comme une structure en clubs et une passion collective.

Cependant, les jeux de balle antiques, comme l’harpastum, ne peuvent être considérés comme des ancêtres du football en raison de l’absence de règles claires et de compétitions officielles.

Le football moderne trouve donc ses racines ailleurs, notamment en Grande-Bretagne au XIXe siècle, malgré les tentatives de certains pays pour en revendiquer l’origine.

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