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Investisseurs privés à la FIFA : le conseiller principal de Gianni Infantino démissionne

ICI Radio-Canada· 31 juillet 2026
 Investisseurs privés à la FIFA : le conseiller principal de Gianni Infantino démissionne

« C'est hypothéquer l'avenir du soccer sans justification convaincante », dénonce Carlos Cordeiro.

Résumé

1

Démission d'un haut responsable

Carlos Cordeiro, conseiller principal du président de la FIFA Gianni Infantino, a annoncé sa démission immédiate le vendredi 12 juillet 2024.

Ancien banquier, il occupait ce poste depuis plus de cinq ans et était considéré comme l'un des dirigeants les plus influents du monde du football.

Cordeiro a justifié sa décision en s'opposant fermement au projet de la FIFA de créer une société commerciale, la FIFA Forward Enterprise (FFE), ouverte aux investisseurs privés.

Dans un message publié sur LinkedIn, il a qualifié ce projet de mauvaise chose pour les fédérations membres, pour le football et pour son avenir à long terme.

Cordeiro a également précisé qu'il n'avait joué aucun rôle dans l'élaboration de cette proposition.

Son départ survient alors qu'il était aussi conseiller principal du groupe de travail de la Maison-Blanche chargé de superviser les préparatifs du Mondial des clubs 2025 et de la Coupe du monde 2026, un poste qu'il avait obtenu sous l'administration de Donald Trump.

2

Projet controversé de la FIFA

La FIFA, dirigée par Gianni Infantino, souhaite créer une société commerciale nommée FIFA Forward Enterprise (FFE) pour gérer ses activités commerciales et événementielles.

L'objectif affiché est de lever jusqu'à 5,8 milliards de dollars canadiens (soit environ 4,2 milliards de dollars américains) en vendant jusqu'à 20 % des parts de cette entreprise à des investisseurs privés.

La valorisation de la FFE est estimée à 28 milliards de dollars, et les fonds recueillis devraient permettre de financer le développement du football à hauteur de 10 milliards de dollars américains (environ 14 milliards de dollars canadiens) sur les quatre prochaines années.

Cependant, ce projet suscite une forte opposition, notamment de la part de Carlos Cordeiro, qui estime que la FIFA dispose déjà de ressources financières suffisantes pour soutenir ses fédérations membres sans recourir à cette solution.

3

Opposition des fédérations

Plusieurs fédérations et confédérations de football ont rejeté le projet de la FIFA.

L'UEFA, qui regroupe 55 fédérations européennes, a menacé à l'unanimité de ne pas participer aux prochaines compétitions de la FIFA, y compris la Coupe du monde, si le projet était maintenu.

La CONCACAF, qui réunit 41 fédérations d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes, a également rejeté la proposition.

De son côté, la Confédération asiatique de football (AFC) a soutenu cette fronde, estimant que toute mesure menaçant le Mondial devait être reconsidérée.

Ces réactions montrent une opposition croissante au sein du monde du football contre l'ouverture aux investisseurs privés, perçue comme une menace pour l'indépendance et l'avenir du sport.

4

Réaction politique britannique

Le premier ministre britannique Andy Burnham a critiqué publiquement Gianni Infantino à la suite de l'annonce du projet de la FIFA.

Lors d'un déplacement à Sheffield, il a qualifié la proposition de scandaleuse et a estimé que le simple fait qu'elle ait pu être envisagée démontrait qu'Infantino n'était pas la bonne personne pour diriger la FIFA.

Ces déclarations s'ajoutent à la pression politique et sportive qui pèse sur le président de la FIFA, dont le projet de FFE continue de diviser les acteurs du football mondial.

Malgré les critiques, la FIFA a réaffirmé sa volonté de poursuivre des consultations démocratiques pour mener à bien ce projet, tout en insistant sur son objectif de financer le développement du football.

5

Enjeux financiers et sportifs

Le projet de la FIFA Forward Enterprise (FFE) vise à lever 5,8 milliards de dollars canadiens en vendant jusqu'à 20 % des parts de l'entreprise à des investisseurs privés, pour une valorisation totale de 28 milliards de dollars.

Les fonds recueillis devraient permettre de financer le développement du football à hauteur de 14 milliards de dollars canadiens (10 milliards de dollars américains) sur quatre ans.

Cependant, des critiques comme Carlos Cordeiro soulignent que la FIFA dispose déjà de ressources financières importantes et que cette solution hypothèque l'avenir du sport sans justification claire.

Les opposants craignent que cette ouverture aux investisseurs privés ne compromette l'indépendance des fédérations et l'équité sportive, notamment en cas de conflits d'intérêts ou de priorités commerciales.

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