On pensait que rien ne pouvait vivre à une telle profondeur: c'était sans compter sur le «ver du diable»
Découvert dans une mine d'or sud-africaine, «Halicephalobus mephisto» vit dans un monde presque intégralement privé de lumière, d'oxygène et de toute ressource. Son existence a profondément bouleversé notre compréhension des limites du vivant.
Résumé
Un écosystème ignoré
Jusqu’aux années 1980, les scientifiques estimaient que la vie ne pouvait exister au-delà de 30 centimètres sous la surface du sol, car les conditions y sont extrêmes : absence totale de lumière, pression et température élevées, et manque d’oxygène.
Pourtant, dès les années 2000, des découvertes ont bouleversé cette idée reçue.
En 2011, des chercheurs ont identifié un minuscule ver, Halicephalobus mephisto, surnommé le « ver du diable », vivant à 1,3 kilomètre de profondeur dans une mine d’or d’Afrique du Sud.
Ce ver, long de quelques centaines de micromètres, prospère dans un environnement où les températures dépassent largement celles de la surface.
Cette découverte a révélé que des formes de vie animales complexes peuvent survivre sans énergie solaire ni atmosphère riche en oxygène, remettant en cause les théories sur les limites de la vie sur Terre.
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