« Nous avons le plus grand respect pour Mme Lipa » : Samsung s’explique sur la plainte à 15 millions de dollars
Le 13 mai 2026, Samsung a répondu aux accusations de Dua Lipa concernant l’utilisation présumée non autorisée de son image sur des emballages de téléviseurs vendus aux États-Unis. La marque affirme avoir agi de bonne foi, en s’appuyant sur les garanties fournies par un partenaire tiers de Samsung TV Plus..
En mai 2026, la chanteuse britannique Dua Lipa a porté plainte contre Samsung devant un tribunal fédéral de Californie, aux États-Unis. Elle accuse le géant coréen d’avoir utilisé sans son autorisation une photographie d’elle sur les emballages de téléviseurs vendus aux États-Unis depuis 2025. Cette image, intitulée « Dua Lipa – Backstage at Austin City Limits, 2024 », provient d’un festival de musique. Dua Lipa demande au moins 15 millions de dollars (soit environ 13,8 millions d’euros) en dommages et intérêts, ainsi que la confiscation des profits réalisés grâce à cette utilisation et des dommages punitifs, qui sont des compensations financières supplémentaires destinées à sanctionner un comportement jugé particulièrement grave.
Samsung a répondu aux accusations en affirmant avoir agi de bonne foi. Selon la marque, l’image de Dua Lipa lui a été fournie par un partenaire tiers, une société externe qui fournit des contenus à Samsung TV Plus, le service de streaming gratuit de Samsung. Ce partenaire avait garanti que l’utilisation de la photo était autorisée, y compris pour les emballages des téléviseurs en magasin. Samsung précise qu’elle n’a utilisé cette image qu’après avoir reçu cette assurance explicite. La marque rejette donc toute intention d’abus et souligne son respect pour Dua Lipa et pour la propriété intellectuelle des artistes. Elle se dit ouverte à une résolution à l’amiable du conflit.
La plainte déposée par Dua Lipa repose sur trois fondements juridiques distincts aux États-Unis. Le premier est la violation du droit d’auteur (copyright infringement), car l’image utilisée est officiellement enregistrée auprès du bureau américain des droits d’auteur (U.S. Copyright Office). Le deuxième est la violation de marque (trademark infringement), car l’utilisation non autorisée de son image pourrait nuire à son image de marque. Le troisième est l’atteinte au droit à l’image (right of publicity), un concept juridique américain qui protège le droit d’une personne à contrôler l’usage commercial de son nom, de son image ou de sa voix. Ces trois chefs d’accusation permettent à Dua Lipa de demander des compensations financières importantes.
Ce conflit s’inscrit dans un contexte où les entreprises technologiques comme Samsung sont de plus en plus confrontées à des questions de respect des droits d’auteur et de propriété intellectuelle, notamment lorsqu’elles utilisent des contenus culturels (musique, images, vidéos) pour promouvoir leurs produits. Aux États-Unis, les litiges liés à l’utilisation non autorisée de l’image ou de la voix d’une célébrité peuvent entraîner des condamnations à des millions de dollars, car les dommages punitifs visent à dissuader les entreprises de reproduire de tels manquements. Ce cas illustre aussi l’importance pour les marques de vérifier systématiquement les autorisations avant d’utiliser des contenus protégés.

