Face au cancer de la prostate, la médecine entend révolutionner la prise en charge avec des innovations de pointe pour mieux comprendre la maladie
Le cancer de la prostate, souvent silencieux mais parfois agressif, demeure un enjeu majeur de santé publique. En 2025, des progrès significatifs sont réalisés : dépistage plus précis, traitements affinés, médecine personnalisée. Un oncologue partage son expertise sur ces évolutions déterminantes.
Résumé
Cancer le plus fréquent
Le cancer de la prostate est le cancer le plus diagnostiqué chez l’homme en France, avec près de 50 000 nouveaux cas chaque année.
Il se développe principalement après 50 ans dans la glande prostatique, une petite organe de la taille d’une noix situé sous la vessie.
La majorité des tumeurs évoluent lentement et peuvent ne jamais nécessiter de traitement, tandis que d’autres deviennent agressives et se propagent, notamment aux os.
Les symptômes, comme des troubles urinaires ou des douleurs osseuses, apparaissent souvent tardivement.
Le dépistage repose sur deux examens : le dosage du PSA (Antigène Spécifique de la Prostate), une protéine dont le taux peut augmenter en cas de cancer, et le toucher rectal.
Cependant, un PSA élevé ne signifie pas toujours la présence d’un cancer, et un PSA normal n’exclut pas une tumeur.
Le Dr Ilan Darmon, oncologue radiothérapeute à l’Institut de Radiothérapie et de Radiochirurgie H.
Hartmann, souligne que le dépistage systématique n’est pas recommandé en France en raison du risque de surdiagnostic, c’est-à-dire la détection de cancers qui n’auraient jamais causé de symptômes ni menacé la vie du patient.
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