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Ces photos du Starship semblent sorties d’un film de SF, mais la physique y est bien réelle

Julien Lausson· 28 juillet 2026
Ces photos du Starship semblent sorties d’un film de SF, mais la physique y est bien réelle

Non, ce ne sont pas des visuels extraits d'un jeu vidéo ou d'un blockbuster. Les nouvelles photos irréelles du Starship publiées par SpaceX sont bien réelles — et la physique derrière ce spectacle est tout simplement saisissante.

Résumé

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Starship : un géant spatial

Le Starship est un vaisseau spatial entièrement réutilisable développé par l'entreprise américaine SpaceX, fondée par Elon Musk.

Conçu pour transporter jusqu'à 100 personnes et 100 tonnes de matériel vers Mars ou la Lune, il se distingue par sa taille imposante : environ 120 mètres de haut, ce qui en fait la fusée la plus grande jamais construite.

Contrairement aux fusées classiques, il est composé de deux parties principales : le vaisseau Starship proprement dit, qui abrite l'équipage et la cargaison, et le booster Super Heavy, un étage de propulsion qui fournit la puissance nécessaire au décollage.

Le Starship est conçu pour être entièrement réutilisable, une innovation majeure qui réduit considérablement les coûts des missions spatiales.

Les photos récentes de son vol, comme celles publiées en juillet 2026, montrent des images spectaculaires de son retour sur Terre, avec des flammes et des effets visuels rappelant les films de science-fiction, mais qui s'expliquent par des principes physiques bien réels.

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Physique des retours atmosphériques

Les images du Starship lors de son retour dans l'atmosphère terrestre illustrent des phénomènes physiques bien documentés.

Lorsqu'un objet entre à très haute vitesse dans l'atmosphère, l'air devant lui est comprimé, ce qui génère une chaleur intense.

Cette chaleur, pouvant atteindre plusieurs milliers de degrés, fait fondre et vaporiser les couches externes du vaisseau.

Pour protéger la structure et l'équipage, le Starship est recouvert de tuiles thermiques résistantes à ces températures extrêmes.

Les flammes visibles sur les photos correspondent à cette interaction entre l'air et le vaisseau, un processus appelé décélération aérodynamique.

Contrairement à ce que pourraient suggérer les films de science-fiction, ces flammes ne sont pas le résultat d'une combustion active, mais bien de la friction de l'air contre la surface du vaisseau.

Cette phase est cruciale pour ralentir le Starship avant son atterrissage.

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Réutilisabilité : un pari gagnant

L'un des objectifs principaux du Starship est sa réutilisabilité totale, une approche radicalement différente des fusées traditionnelles, qui sont généralement perdues après chaque vol.

SpaceX a démontré que le Super Heavy et le Starship pouvaient atterrir verticalement après leur mission, grâce à des moteurs spécialement conçus pour ralentir leur descente.

Par exemple, lors de son 13e vol d'essai en juillet 2026, le Starship a réussi à se poser intact sur une plateforme en mer, une étape clé pour valider cette technologie.

Cette réutilisabilité permet de réduire les coûts de lancement d'un facteur 100 par rapport aux fusées classiques, comme la Saturn V utilisée pour les missions Apollo.

À long terme, cette innovation pourrait rendre l'exploration spatiale plus accessible et ouvrir la voie à des missions habitées vers Mars, comme envisagé par Elon Musk.

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Enjeux et défis futurs

Malgré ses succès, le Starship doit encore surmonter plusieurs défis avant de pouvoir transporter des humains en toute sécurité.

L'un des principaux obstacles est la certification de sa fiabilité par les autorités spatiales, comme la NASA ou la FAA (Federal Aviation Administration).

SpaceX doit prouver que le vaisseau peut résister à des conditions extrêmes, comme des températures de -100°C dans l'espace ou des accélérations de 6G lors du décollage.

Par ailleurs, le Starship doit être capable de ravitailler en orbite, une manœuvre complexe qui n'a encore jamais été réalisée à grande échelle.

Enfin, son développement soulève des questions environnementales, notamment en raison de l'impact des lancements sur la couche d'ozone et des débris spatiaux générés.

Ces défis expliquent pourquoi SpaceX prévoit encore plusieurs années de tests avant un vol habité vers Mars, probablement pas avant 2030.

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