Fin de vie : la justice face aux cas de refus d’administrer une sédation terminale
Un premier procès a opposé, le 6 mai, le fils d’un homme mort sans recevoir de sédation terminale, malgré le souhait de celui-ci, à l’hôpital où il a rendu son dernier souffle. Seuls deux autres cas ont fait l’objet de plaintes en France, alors que la réticence et les difficultés des soignants sont…
Résumé
Contexte du procès
Le 6 mai 2026, le Tribunal judiciaire de Paris examine un cas emblématique concernant la fin de vie, avec un rassemblement de soutien organisé par le Conseil national autoproclamé de la vieillesse et l’Association pour le droit de mourir dans la dignité.
L’affaire oppose Grégoire Gentil, dont le père est décédé le 23 juillet 2023 à l’hôpital privé Cognacq-Jay (Paris 15e) d’un cancer, à l’établissement de santé.
Gentil accuse les médecins de ne pas avoir pratiqué une sédation profonde et continue jusqu’au décès (SPCD), une méthode permettant d’endormir le patient pour éviter des souffrances insupportables en phase terminale.
La SPCD est reconnue par la loi Claeys-Leonetti de février 2016, qui autorise les patients à en faire la demande.
Cependant, son application reste controversée et inégale parmi les soignants.
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