Trump annonce de nouveaux pourparlers avec l’Iran à partir de lundi
Le président américain en a fait l'annonce à bord de son avion Air Force One..
Donald Trump, président des États-Unis, a annoncé dimanche 2 août 2026 qu’il renonçait à une attaque massive contre l’Iran, prévue à une échelle de violence jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette décision est conditionnée à la conclusion rapide d’un accord avec Téhéran, notamment sur la sécurité du détroit d’Ormuz. Trump a précisé que cette demande de négociation venait de plusieurs pays : l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar et l’Iran lui-même. Selon lui, un accord sur la liberté de passage dans le détroit d’Ormuz pourrait ouvrir la voie à des discussions plus larges, incluant potentiellement la dénucléarisation de l’Iran. Ces propos ont été tenus depuis l’avion présidentiel Air Force One, peu après une annonce similaire faite la veille concernant l’abandon des frappes militaires.
Les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran doivent commencer dès lundi 3 août 2026 après-midi, selon les déclarations de Trump. Ces négociations marquent un tournant diplomatique après des semaines de tensions croissantes entre les deux pays, notamment depuis le début du conflit le 28 février 2026, déclenché par une offensive conjointe d’Israël et des États-Unis contre l’Iran. Un protocole d’accord signé mi-juin 2026 n’avait pas permis de progrès significatifs, et de nouvelles frappes réciproques avaient eu lieu début juillet. Trump a souligné que ces discussions pourraient aboutir à des compromis sur des sujets sensibles, comme le contrôle du détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport d’hydrocarbures dans le monde.
Le détroit d’Ormuz est un passage maritime stratégique situé entre l’Iran et Oman, par lequel transite environ 20 à 30 % du pétrole mondial. Depuis début juillet 2026, l’Iran a restreint l’accès à ce détroit, perturbant gravement le commerce international. Téhéran exige un contrôle total sur cette zone et refuse tout retour à la situation d’avant-guerre. En juin 2026, Oman avait proposé une route alternative, mais cette initiative avait provoqué la colère de l’Iran. Un compromis semble désormais envisagé, bien que les détails restent flous. Une explosion a été signalée dans la nuit de dimanche à lundi près d’un pétrolier dans le détroit, sans faire de victime, mais l’origine de cet incident reste inconnue. L’Agence de sécurité maritime britannique UKMTO a confirmé l’événement, survenu à 37 kilomètres au nord-est de la ville omanaise de Khasab.
L’annonce des négociations a immédiatement fait chuter les prix du pétrole. Le baril de *Brent* (référence pour le pétrole de la mer du Nord) a reculé de 4,69 % pour atteindre 83,81 dollars américains à l’ouverture des marchés asiatiques le lundi 3 août 2026. Le baril de *West Texas Intermediate* (WTI), équivalent américain, a suivi la même tendance avec une baisse de 4,67 %, s’établissant à 80,72 dollars. Cette réaction des marchés reflète les craintes d’une perturbation prolongée de l’approvisionnement en pétrole, alors que le détroit d’Ormuz reste un point de tension majeur. La chute des prix suggère que les investisseurs anticipent une possible stabilisation de la situation, bien que les risques persistent tant que les négociations n’aboutissent pas à des résultats concrets.

