Israël accusé de cibler les enfants palestiniens à Gaza
Une commission d’enquête internationale mandatée par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a accusé, mardi 23 juin, Israël de « cibler » les enfants palestiniens dans la bande de Gaza, dénonçant une fois encore un « génocide » en cours, mais aussi des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre dans l’enclave palestinienne, ainsi que des crimes de guerre en Cisjordanie..
Une commission d’enquête internationale, mandatée par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, a accusé Israël le 23 juin 2026 de cibler délibérément les enfants palestiniens dans la bande de Gaza. Cette commission, composée d’enquêteurs indépendants, a également dénoncé des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et un génocide en cours dans l’enclave palestinienne, ainsi que des crimes de guerre en Cisjordanie. En septembre 2025, la même commission avait déjà conclu que les autorités et forces de sécurité israéliennes avaient commis quatre des cinq actes génocidaires définis par la Convention de 1948 sur le génocide, un traité international qui interdit les actions visant à détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux. Selon les enquêteurs, le ciblage des enfants palestiniens est un élément central pour établir l’intention génocidaire d’Israël, c’est-à-dire la volonté de détruire le groupe palestinien dans son ensemble ou en partie.
Le rapport de la commission révèle que les enfants palestiniens sont non seulement tués, mais aussi victimes de violences physiques et psychologiques graves. Depuis la trêve d’octobre 2025, plus de 260 enfants ont été tués en Cisjordanie et à Gaza, soit environ un enfant par jour. Les enquêteurs dénoncent des blessures importantes, des séparations familiales, des déplacements forcés, des famines et un manque d’accès à l’éducation et aux soins. Les enfants sont également arrêtés et torturés dans des centres de détention, souvent sans que leur famille ne sache où ils se trouvent. Le rapport souligne que ces violences laissent des traumatismes profonds, des handicaps, des orphelinats et une destruction des systèmes éducatifs et sanitaires à Gaza. Les enquêteurs accusent aussi les forces israéliennes d’avoir recours à la violence sexuelle contre des enfants, dans le cadre d’une stratégie d’humiliation et d’oppression collective, ancrée dans un schéma prolongé d’occupation et d’hostilités.
La commission met en lumière le ciblage délibéré de services essentiels comme les maternités et les services de néonatologie à Gaza. Ces attaques auraient provoqué une augmentation des fausses couches et des complications à la naissance, aggravant encore la crise humanitaire. Le blocus imposé à Gaza depuis des années a également contribué à une famine, entraînant la mort d’enfants et une dégradation généralisée de leur état de santé. Par ailleurs, les enquêteurs dénoncent la destruction d’orphelinats et d’écoles à Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est. Ces actes empêchent les enfants de bénéficier d’un développement cognitif, social et émotionnel normal, et sapent les fondements mêmes de la société palestinienne. Ils affaiblissent aussi la capacité du peuple palestinien à préserver son droit à l’autodétermination, c’est-à-dire à décider de son avenir politique.
Face à ces accusations, la Commission d’enquête demande à Israël de mettre immédiatement fin à ces violations et crimes. Elle a identifié des **unités militaires spécifiques** responsables de ces exactions et formule des recommandations à l’intention d’Israël et de tous les États membres des Nations Unies. L’objectif est de garantir que les auteurs de ces crimes répondent de leurs actes devant la justice. Le rapport souligne que ces crimes ne sont pas isolés, mais s’inscrivent dans un **schéma prolongé** d’occupation et de violence systématique. La Commission appelle donc à une action internationale pour protéger les enfants palestiniens et faire respecter le droit international humanitaire.

