Comment les relations sexuelles avec plusieurs partenaires peuvent contribuer à sauver des espèces de l'extinction, chez les insectes
Chez des coléoptères élevés en laboratoire pendant 15 ans, les femelles ayant accès à plusieurs mâles ont produit des descendants portant moins de mutations génétiques nocives. La diversité génétique est restée intacte.
Résumé
Polyandrie chez les insectes
Chez certaines espèces d’insectes, la polyandrie – c’est-à-dire l’accouplement d’une femelle avec plusieurs mâles – joue un rôle clé dans leur survie.
Ce phénomène, longtemps considéré comme marginal, est désormais étudié pour son impact positif sur la diversité génétique des populations.
En effet, lorsque les femelles s’accouplent avec plusieurs partenaires, elles augmentent les chances que leurs descendants héritent de gènes variés, ce qui renforce leur résistance aux maladies, aux changements climatiques ou à la prédation.
Par exemple, chez certaines espèces de papillons ou de mouches, cette stratégie permet de limiter les effets de la consanguinité (accouplement entre individus génétiquement proches), un problème majeur pour les petites populations isolées.
Les scientifiques estiment que ce mécanisme pourrait être une réponse évolutive pour éviter l’extinction de ces espèces.
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