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Ji-Min Park, envoûtante révélation de « Retour à Séoul », sur France TV

Juliette Reitzer· 29 juillet 2026
Ji-Min Park, envoûtante révélation de « Retour à Séoul », sur France TV

Le sublime « Retour à Séoul » de Davy Chou est diffusé en ce moment sur France TV. L'occasion de repartager ce portrait de Ji-Min Park (révélation du film) réalisé en 2023.

Résumé

1

Ji-Min Park actrice

Ji-Min Park est une artiste plasticienne sud-coréenne et française, née en Corée du Sud, qui fait ses débuts au cinéma dans le film Retour à Séoul de Davy Chou, sorti en 2026.

Elle y incarne une jeune femme en quête de ses parents biologiques à Séoul, un rôle qui la révèle au grand public.

Son personnage, à la fois intense et fragile, agit souvent par instinct plutôt que par réflexion, ce qui lui confère une force et une vulnérabilité remarquées.

Ji-Min Park explique cette approche par un fonctionnement naturel, proche de l'instinct de survie, où l'intellectualisation est minimisée.

Son interprétation a marqué les spectateurs par sa capacité à magnétiser chaque plan du film.

2

Parcours artistique

Avant de devenir actrice, Ji-Min Park était une artiste plasticienne reconnue, spécialisée dans des œuvres mêlant peinture sur latex, tissus, perles, paillettes et photographies anciennes.

Elle a étudié aux Arts décoratifs de Paris et a exposé ses créations, comme l'œuvre W.I.T.C.H., à la Villette.

Son travail explore la fluidité entre deux mondes, reflétant sa double identité : coréenne par sa naissance et française par son éducation, arrivée en France à l'âge de 8 ans avec ses parents, tous deux artistes (son père était écrivain et cinéphile, sa mère plasticienne).

Elle décrit son art comme une navigation entre ces deux cultures, une essence qu'elle retrouve aussi dans sa vie personnelle.

3

Rencontre avec Davy Chou

Ji-Min Park n'avait pas l'intention de devenir actrice.

Elle a rencontré le réalisateur Davy Chou par l'intermédiaire d'un ami commun, lui-même adopté en Corée, ce qui a suscité son intérêt pour le projet.

Elle a finalement accepté le rôle principal après avoir insisté sur la nécessité pour un réalisateur homme de comprendre les réalités vécues par une femme.

Le tournage, décrit comme violent et douloureux, a nécessité un travail de déconstruction et de reconstruction avec le réalisateur.

Ce projet lui a aussi permis de retourner en Corée du Sud pour la première fois depuis le Covid-19, pays où elle a passé une partie de son enfance.

4

Culture coréenne et féminisme

Ji-Min Park évoque son attachement à la culture coréenne, notamment le chamanisme traditionnel, où les mudang (chamanes) transmettent leur savoir de femme en femme.

Ces rituels, très visuels et ancrés dans le quotidien, lui inspirent une réflexion sur le pouvoir féminin.

Elle se revendique féministe, influencée par son environnement queer et ses expériences de racisme ordinaire en tant que femme racisée.

Elle souligne l'absence de représentation des actrices d'origine asiatique dans le cinéma français, un constat qui a renforcé sa motivation à participer au film Retour à Séoul pour contribuer à changer cette réalité.

5

Influences et inspirations

Parmi les films qui l'inspirent, Ji-Min Park cite Crash de David Cronenberg pour sa complexité entre humanité et éléments surnaturels, ainsi que la bestialité humaine.

Elle apprécie particulièrement les œuvres qui explorent les frontières entre l'enfance, l'adolescence et l'âge adulte, comme Mysterious Skin de Gregg Araki, qui illustre la violence vécue à l'adolescence.

Ces influences reflètent son intérêt pour les récits hybrides et les émotions brutes, qu'elle retrouve aussi dans son propre travail artistique et cinématographique.

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