Maladie des petits vaisseaux cérébraux : nouvelles pistes pour traiter cette affection méconnue qui touche des millions de personnes
La maladie des petits vaisseaux cérébraux, qui accroît notamment le risque d’AVC et de troubles cognitifs, concernerait plus de 5 millions de personnes en France. En l’absence de traitement curatif, la prévention des facteurs de risque cardiovasculaire reste aujourd’hui la stratégie la plus efficace.
La maladie des petits vaisseaux cérébraux touche plus de 5 millions de personnes de 65 ans et plus en France. Elle endommage les microvaisseaux cérébraux, favorisant AVC, troubles cognitifs et perte d'autonomie. Aucun traitement curatif n'existe encore, mais des pistes thérapeutiques émergent.
Les lésions des petits vaisseaux résultent du stress oxydatif, de l'inflammation et du dysfonctionnement des cellules endothéliales. La protéine TRIM47 et la voie NRF2 jouent un rôle protecteur en limitant ces dommages. Leur affaiblissement avec l'âge aggrave la maladie.
L'IRM cérébrale détecte des lésions caractéristiques comme des microsaignements ou des hypersignaux de la substance blanche, même avant les symptômes. Ces anomalies reflètent une souffrance chronique des microvaisseaux cérébraux, essentiels à la mémoire et à l'autonomie.
Deux approches sont explorées : cibler l'ARN messager pour réduire KEAP1 (frein à TRIM47/NRF2) via des oligonucléotides antisens, ou repositionner des médicaments existants activant la voie NRF2. Ces méthodes visent à protéger directement les vaisseaux cérébraux.
En attendant des traitements ciblés, la prévention repose sur le contrôle des facteurs de risque (hypertension, diabète, tabac) et un mode de vie sain. Les recherches actuelles ouvrent la voie à une médecine réparatrice, protégeant mémoire et autonomie à long terme.

