«Une grande prison à ciel ouvert» : le quotidien bouleversé des villages du Sud-Liban, sous occupation israélienne

Au sein d’un convoi humanitaire, Vert a tenté de rencontrer des habitant·es du sud du Liban, coupé·es du reste du pays. Refoulé·es à un barrage par l’armée israélienne, nous avons recueilli à distance leurs témoignages d’un quotidien empli de peur, de privations et d’isolement.
Résumé
Contexte géographique
Le Sud-Liban est une région frontalière avec Israël, composée de villages comme Rmeich, Debel et Aïn Ebel, où vivent environ 7 000 personnes.
Ces localités se trouvent dans une zone tampon de plus de 600 kilomètres carrés, instaurée par Israël le long de sa frontière avec le Liban.
Cette zone est le théâtre d'opérations militaires israéliennes depuis le début de la guerre en octobre 2023.
Les habitants de ces villages, majoritairement chrétiens, subissent des restrictions de mouvement et des destructions systématiques d'infrastructures, ce qui rend leur quotidien extrêmement difficile.
La région est marquée par des paysages dévastés : bâtiments endommagés, vergers brûlés, oliviers abandonnés et fruits pourrissant sous le soleil en raison de l'impossibilité de les récolter.
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