Guerres et histoire 90 – La Guerre de Corée. Trois millions de morts pour rien ?
Le 25 juin 1950, la Corée du Nord envahit sa sœur ennemie du Sud. La première guerre chaude de la guerre froide vient de commencer.
À la fin du IIe siècle avant notre ère, la République romaine, qui domine alors la Méditerranée, traverse une période de profondes tensions internes. Ces divisions opposent deux factions politiques majeures : les optimates et les populares. Les optimates, littéralement les « meilleurs », représentent l'aristocratie sénatoriale. Ils défendent les privilèges des grandes familles et s'opposent aux réformes sociales qui pourraient réduire leur pouvoir. À l'inverse, les populares, ou « hommes du peuple », prônent des mesures favorisant les classes populaires, comme des distributions de terres ou des lois agraires. Ces clivages, exacerbés par des rivalités personnelles et des ambitions politiques, minent la stabilité de Rome et préparent le terrain pour une guerre civile.
Les deux figures centrales de ce conflit sont César et Pompée. Gaius Julius Caesar, plus connu sous le nom de César, est un général et homme politique romain. Il est issu d'une famille noble mais appauvrie et se distingue par ses conquêtes militaires, notamment en Gaule. Gnaeus Pompeius Magnus, surnommé Pompée, est un autre général et homme politique influent. Il a consolidé le pouvoir de Rome en Méditerranée et est considéré comme un héros militaire. Leur rivalité personnelle et politique, couplée à des divergences idéologiques, devient le catalyseur de la guerre civile. Pompée, initialement allié à César, finit par s'opposer à lui après que César ait franchi le Rubicon avec ses légions en 49 av. J.-C., un acte considéré comme une déclaration de guerre.
La guerre civile éclate en 49 av. J.-C. lorsque César, refusant de dissoudre ses légions, franchit le Rubicon, une petite rivière marquant la frontière entre sa province et l'Italie. Ce geste, symboliquement lourd, marque le début des hostilités. Pompée, soutenu par une partie du Sénat, fuit vers la Grèce pour organiser ses forces. César, quant à lui, marche sur Rome et s'empare de la ville sans résistance majeure. Les deux camps s'affrontent ensuite lors de batailles décisives, comme celle de Pharsale en 48 av. J.-C., où César remporte une victoire écrasante. Pompée, contraint à la fuite, est finalement assassiné en Égypte sur ordre de Ptolémée XIII, un allié de César. Ce dernier devient alors le maître incontesté de Rome.
La victoire de César met fin à la République romaine et ouvre la voie à son règne absolu. En 44 av. J.-C., il est nommé *dictateur à vie*, un titre qui cristallise les craintes des sénateurs attachés aux institutions républicaines. Son pouvoir centralisé et ses réformes, comme la redistribution des terres aux vétérans ou la réforme du calendrier, lui valent autant d'admirateurs que d'ennemis. Le 15 mars 44 av. J.-C., un groupe de sénateurs, mené par **Brutus** et **Cassius**, l'assassine lors des *Ides de Mars*, craignant qu'il ne devienne un tyran. Cet événement plonge Rome dans une nouvelle période de troubles, menant finalement à l'avènement de l'Empire sous Auguste, fils adoptif de César.

