Bételgeuse n'est plus seule : après 100 ans de mystère, l'Observatoire de Paris débusque sa compagne
Bételgeuse compte parmi les étoiles les plus scrutées du ciel, guettée pour ses brusques baisses d'éclat. Les astronomes la soupçonnaient d'abriter un second astre tout proche, sans jamais réussir à le distinguer dans son halo.
Bételgeuse est une étoile supergéante rouge située dans la constellation d'Orion, à environ 640 années-lumière de la Terre. Elle est l'une des étoiles les plus brillantes visibles à l'œil nu depuis notre planète. Son diamètre est si immense qu'elle pourrait englober l'orbite de Mars si elle était placée au centre de notre système solaire. Depuis plus d'un siècle, les astronomes observaient des variations de luminosité et de forme de cette étoile, sans pouvoir expliquer totalement leur origine. Ces anomalies avaient donné lieu à de nombreuses hypothèses, certaines évoquant même une possible explosion imminente en supernova, un phénomène spectaculaire où une étoile termine sa vie en libérant une quantité colossale d'énergie.
Une équipe de chercheurs de l'Observatoire de Paris a annoncé en 2026 avoir enfin identifié la cause des anomalies observées autour de Bételgeuse : l'étoile n'est pas seule. Elle possède en réalité une compagne, une étoile plus petite et moins lumineuse, qui orbite autour d'elle. Cette découverte a été rendue possible grâce à l'utilisation de techniques d'observation avancées, notamment l'interférométrie, une méthode qui combine les données de plusieurs télescopes pour obtenir des images d'une précision inégalée. La compagne de Bételgeuse, bien que difficile à distinguer directement, influence la dynamique et l'apparence de l'étoile principale, expliquant ainsi les variations observées depuis un siècle.
Le mystère entourant Bételgeuse remontait au début du XXe siècle, lorsque les astronomes ont commencé à documenter ses variations de luminosité et de forme. Pendant des décennies, ces observations ont alimenté des débats scientifiques intenses. Certains chercheurs suggéraient que ces changements pouvaient être liés à des pulsations internes de l'étoile, tandis que d'autres évoquaient des interactions avec un environnement complexe ou même la présence d'un compagnon invisible. La découverte de cette compagne par l'Observatoire de Paris marque donc la résolution d'une énigme qui a traversé plus d'un siècle de recherches astronomiques.
Cette découverte a des implications majeures pour la compréhension des étoiles supergéantes rouges comme Bételgeuse. Elle montre que ces étoiles, bien que souvent étudiées de manière isolée, peuvent en réalité faire partie de systèmes binaires, c'est-à-dire de paires d'étoiles en orbite l'une autour de l'autre. Cela remet en question certaines théories existantes sur leur évolution et leur fin de vie. Par ailleurs, cette avancée ouvre de nouvelles pistes pour expliquer d'autres phénomènes astronomiques observés autour d'étoiles similaires, et pourrait même aider à mieux prédire le comportement de Bételgeuse dans les années à venir.
Pour détecter la compagne de Bételgeuse, les chercheurs ont utilisé des instruments de pointe comme le *Very Large Telescope Interferometer* (VLTI), un réseau de télescopes situé au Chili. Cet équipement permet d'obtenir des images d'une résolution équivalente à celle d'un télescope géant de 200 mètres de diamètre. Les données recueillies ont été analysées à l'aide de modèles mathématiques complexes, capables de simuler les interactions entre les deux étoiles. Cette combinaison de technologies a permis de confirmer l'existence de la compagne, malgré sa faible luminosité et sa proximité avec Bételgeuse.

