Mali : après l’attaque djihadiste à Dioura, l’État “refuse de compter ses morts”
Dix jours après l’attaque de Dioura, les soldats maliens et leurs familles se confrontent au mutisme de Bamako, alors que les bilans émanant des djihadistes ou de la presse étrangère indiquent qu’entre 100 et 150 soldats auraient péri.
Résumé
Attaque djihadiste à Dioura
Le 10 septembre 2026, le camp militaire de Dioura, situé au centre du Mali, a été la cible d’une attaque menée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), un groupe djihadiste affilié à Al-Qaida.
Cette attaque, la quatrième depuis 2019 contre cette garnison, a été revendiquée par le GSIM via sa chaîne de communication Al-Zallaqa.
Selon les djihadistes, l’assaut a causé la mort de 150 soldats maliens et conduit à la capture de 93 autres.
L’attaque a été menée à pied, à moto et en véhicules armés, avec une stratégie d’encerclement par l’ouest et l’est du camp.
Cinq paramilitaires russes de l’Africa Corps, une unité russe déployée au Mali, auraient également péri lors de l’affrontement.
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