David Hume et le redoutable syndrome du savant
Victime du "syndrome du savant" ! A tant se consacrer à l’étude excessive, à la philosophie et à la lecture, le philosophe David Hume finit par y laisser sa santé. Son médecin diagnostiqua alors ce mal singulier. Ainsi, trop penser pouvait donc, à l’occasion, rendre malade de corps et d'esprit.
Résumé
Hume et sa maladie
David Hume, philosophe, historien et économiste écossais né en 1711 et mort en 1776, a souffert d’un trouble aujourd’hui appelé le syndrome du savant ou Morbi eruditorum (la maladie des savants).
À 18 ans, après une révélation philosophique qu’il décrit comme une nouvelle scène de pensée, il se plonge dans l’étude intensive, au point de négliger sa santé physique et mentale.
Son médecin de l’époque diagnostique alors une forme de dépression liée à l’excès de réflexion, accompagnée de symptômes corporels comme des taches rappelant le scorbut sur ses doigts.
Cette affection, répertoriée au XVIIIe siècle, associe épuisement nerveux, anxiété et mélancolie, sans équivalent exact dans les classifications psychiatriques modernes.
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