Le Maroc a eu la malchance de tomber sur la France trop tôt

En trois matchs à élimination directe, la France n'a pas encaissé le moindre but. Et en comptant la phase de groupes, elle n'a jamais été menée au score. L’article Le Maroc a eu la malchance de tomber sur la France trop tôt est apparu en premier sur Le Grand Continent.
Résumé
La France en demi-finale
La France a atteint les demi-finales de la Coupe du monde 2026, devenant la deuxième équipe en un demi-siècle à atteindre ce stade trois fois de suite, après l'Allemagne.
Lors de ce Mondial, les Bleus ont montré une grande adaptabilité en phase à élimination directe, malgré des matchs parfois difficiles.
Contre la Suède, ils ont dominé avec fluidité, tandis qu'avec le Paraguay, ils ont dû s'adapter à un jeu plus physique et agressif.
Face au Maroc, leur victoire (2-0) repose sur des buts techniques de Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé, mais aussi sur une stratégie collective efficace, comme un pressing offensif ou des déplacements rapides du ballon pour désorganiser la défense adverse.
La France n'a encaissé aucun but en trois matchs à élimination directe, avec un total de 0,7, 0,2 et 0,1 xGA (expected goals conceded, soit les occasions dangereuses laissées à l'adversaire) par match.
Mbappé et Dembélé en feu
Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé sont les deux principaux buteurs de l'équipe de France, avec respectivement 8 et 5 buts marqués lors de ce Mondial.
Ils sont seulement la deuxième paire de joueurs à atteindre ces totaux dans la même Coupe du monde depuis le Brésil en 2002 (Ronaldo 8 buts, Rivaldo 5 buts).
Mbappé a marqué un but contre le Maroc après avoir raté un penalty en première mi-temps, un scénario similaire à celui de Lionel Messi lors du Mondial 2022 contre l'Égypte.
Yassine Bounou, le gardien marocain, est devenu le gardien ayant arrêté le plus de penalties en Coupe du monde avec 4 arrêts, dont 3 en phase de groupes.
Son taux d'arrêt de 29 % (31 arrêts sur 106 penalties) est exceptionnel.
Olise, quant à lui, mène le classement des passeurs décisifs avec 5 passes, à une unité du record de Pelé en 1970.
Le Maroc, une élimination amère
L'élimination du Maroc en quart de finale face à la France est perçue comme une injustice par de nombreux observateurs.
Malgré une campagne solide, avec notamment une victoire contre l'Espagne en phase de groupes, les Marocains ont été stoppés par la puissance offensive des Bleus.
Leur parcours s'est heurté à un adversaire particulièrement bien organisé défensivement, capable de transformer les rares occasions en buts décisifs.
Le Maroc avait pourtant frôlé l'exploit, notamment en menant 1-0 contre la France avant que Mbappé n'égalise.
Cette élimination marque la deuxième fois consécutive que le Maroc atteint les quarts de finale, mais échoue à franchir ce cap.
Le gardien marocain, Yassine Bounou, a réalisé une performance remarquable tout au long du tournoi.
Bilan mitigé pour l'Afrique
Le Mondial 2026 a été marqué par une représentation africaine record avec 9 équipes qualifiées, contre 5 lors des éditions précédentes.
Cependant, seuls le Maroc et l'Égypte ont atteint les huitièmes de finale, alors que l'objectif était d'en voir au moins trois.
Plusieurs équipes africaines ont été éliminées dans les dernières minutes de leurs matchs, comme l'Afrique du Sud (91e minute), la Côte d'Ivoire (86e minute) ou le Sénégal (125e minute, après prolongation).
Malgré des performances encourageantes, notamment celles du Cap-Vert et de la République démocratique du Congo, le continent africain peine à franchir un palier supérieur pour s'installer durablement parmi les meilleures nations mondiales.
Depuis 2002, seules le Ghana, le Sénégal et le Maroc ont atteint les huitièmes à deux reprises, tandis que des pays comme le Nigeria ou le Cameroun, autrefois prometteurs, n'ont pas réussi à se qualifier.
Football africain : progrès et limites
Le football africain connaît une phase d'expansion avec une augmentation du nombre d'équipes qualifiées pour la Coupe du monde, passant de 5 à 9 entre 2022 et 2026.
Cette évolution reflète une meilleure organisation et une plus grande compétitivité des championnats locaux.
Cependant, comme le souligne le journaliste Jonathan Wilson dans The Guardian, la pyramide du football africain s'élargit sans pour autant grimper en niveau.
Les équipes africaines restent souvent compétitives mais manquent de régularité pour atteindre les sommets.
Des pays comme le Nigeria ou le Cameroun, qui avaient brillé dans les années 1990 avec des succès olympiques et des joueurs stars en Europe, n'ont pas su maintenir cette dynamique sur le long terme.
Leur absence à ce Mondial 2026 illustre ces difficultés à s'installer durablement parmi l'élite mondiale.
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