Union européenne : 138 députées victimes de deepfakes pornographiques

7,3 % des femmes élues au sein d’une Assemblée nationale européenne sont visées par des deepfakes pornographiques, calcule l’ONG Agora Digitale Transformation. Plus de deux fois plus nombreux au sein de ces chambres de représentation politique, leurs homologues masculins sont 0,2 % à subir ce type…
Résumé
Deepfakes : un fléau ciblé
Une étude du think tank allemand Agora Digitale Transformation révèle que les femmes parlementaires européennes sont 33 fois plus exposées aux deepfakes pornographiques que leurs collègues masculins.
Sur 5 872 élus des parlements européens, 138 femmes (issues de 22 pays sur 27) ont été victimes de ces manipulations d'images, contre seulement 9 hommes.
Ces deepfakes sont des contenus générés par intelligence artificielle (IA) qui altèrent des photos ou vidéos pour leur donner un caractère sexuel ou sexiste, souvent sans le consentement des personnes concernées.
Les femmes occupant des postes à haute visibilité, comme dirigeantes de parti ou membres de cabinets ministériels, sont particulièrement touchées, soulignant que la médiatisation a un « coût » spécifique pour elles.
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