DPO à l'heure de l'IA et de l'inflation réglementaire : vers un « DPO augmenté » ?
À l'occasion d'une table ronde organisée par l'AFCDP, Anthony Coquer, directeur général de Lexing Technologies, a proposé une réflexion prospective sur l'avenir du délégué à la protection des données (DPO), dix ans après l'émergence de cette fonction sous l'impulsion du RGPD. Une intervention qui a…
Résumé
DPO en mutation
Dix ans après l'entrée en vigueur du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) en 2018, la fonction de Délégué à la Protection des Données (DPO) fait face à un environnement radicalement transformé.
Le contexte initial, marqué par une logique de conformité formelle, a évolué vers une approche d’accountability (responsabilisation), où les organisations doivent prouver leur respect des règles plutôt que de simplement déclarer leurs traitements.
Selon Anthony Coquer, expert interrogé, le DPO doit désormais concilier ses missions traditionnelles avec les défis posés par l’inflation réglementaire (multiplication des textes comme l’AI Act, NIS2, DORA ou le Cyber Resilience Act) et la transformation numérique, notamment l’essor de l’intelligence artificielle (IA).
Cette évolution s’ajoute à la mutation déjà opérée en 2018, passant du statut de Correspondant Informatique et Libertés (CIL), chargé de formalités administratives, à celui de DPO, acteur stratégique de la gouvernance des données.
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